Canada : la mystérieuse affection était la maladie du légionnaire

le 07 octobre 2005 à 07h15 , mis à jour le 07 octobre 2005 à 07h23

Les autorités médicales de Toronto ont annoncé jeudi en fin de journée que la mystérieuse infection respiratoire ayant coûté la vie à 16 personnes âgées d'un foyer de Toronto était en fait la maladie du légionnaire.

pneumopathie hopital © INTERNE

L'affection mystérieuse et mortelle a un nom : la maladie du légionnaire. "Les analyses de laboratoire effectuées à partir des autopsies de trois résidents de la maison "Seven Oaks Home for the Aged" sont positives en ce qui concerne la "legionella pneumophila", la bactérie qui cause la maladie du légionnaire", a déclaré jeudi le chef du service de santé de Toronto, le Dr David  McKeown. "Parce que la maladie du légionnaire ne se transmet pas de personne en  personne, la population ne court aucun risque", a-t-il rassuré. Trente-huit personnes de la maison de retraite de Toronto étaient toujours hospitalisées jeudi, selon les responsables des services de la santé publique de Toronto. Au total, 70 résidents, 13 employés et cinq visiteurs du "Seven Oaks Home  for the Aged" ont été contaminés depuis la découverte du virus le 25 septembre. "Ces résultats sont préliminaires. Nous allons continuons d'effectuer des  recherches dans d'autres directions, mais nous pensons bien avoir affaire avec la maladie du légionnaire", a indiqué Donald Low, membre du laboratoire de santé publique de l'Ontario.

"Pas de menace pour le grand public"

La "maladie du légionnaire", ou légionellose, est une infection respiratoire provoquée par une bactérie hydrophile, qui se développe dans les systèmes de climatisation ou les douches mal désinfectées et touche particulièrement les personnes âgées. Ses symptômes ressemblent à ceux de la grippe: nausées, fièvre  et perte d'appétit. Le foyer "Seven Oaks", qui héberge habituellement 249 personnes, ne sera pas fermé, le système de climatisation a été débranché, de l'eau en bouteille de même que des antibiotiques préventifs ont été distribués aux résidents et au personnel de l'établissement, a précisé M. Low en ajoutant que la source de la  bactérie n'est pas encore connue. "Il n'y a pas et il n'y a jamais eu de menace pour le grand public à Toronto", a affirmé le maire de la ville, David Miller.  "Nous avons bénéficié des leçons tirées du passé", a-t-il poursuivi dans une  référence à la crise du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), qui avait fait  44 morts en 2003 dans le centre financier du Canada. Vendredi, les autorités avaient fait part des quatre premiers décès dus au mystérieux virus respiratoire. Le nombre est ensuite passé à six dimanche, dix  mardi et 16 mercredi. Cette épidémie rappelait de pénibles souvenirs aux cinq millions d'habitants de la métropole économique du Canada, où la pneumonie atypique avait tué 44 personnes en 2003 et provoqué un grave ralentissement économique.

(Image d'archive)

le 07 octobre 2005 à 07:15
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