
La mise sur orbite du satellite Cryosat, sur lequel les Européens misaient pour approfondir l'étude du climat et de l'environnement, s'est soldée par un échec samedi, après un dysfonctionnement de la fusée russe. Le lanceur Rockot, tiré du cosmodrome de Plessetsk dans le nord-ouest de la Russie à 15h02 GMT, aurait dû placer le satellite de l'Agence spatiale européenne (Esa) sur son orbite une heure et demie plus tard environ, mais le contact avec le satellite a très vite été perdu.
"Nous supposons que le satellite avec l'engin d'accélération est tombé à l'endroit prévu à cet effet, c'est à dire dans la mer Lincoln, près du Pôle Nord", a déclaré le général-lieutenant des forces spatiales russes Oleg Gromov. Alexandre Medvedev, le directeur-général du centre de recherches spatiales russe Khrounitchev, concepteur de la fusée, a présenté ses excuses à ses partenaires européens en espérant pouvoir compter sur leur compréhension.
Réchauffement climatique
Ce satellite développé et construit par EADS Astrium pour le compte de l'Agence spatiale européenne (Esa) devait suivre les variations d'épaisseur des calottes glaciaires et de la banquise dues au réchauffement climatique. Cryosat, dont la réalisation a coûté quelque 140 millions d'euros, était prévu pour fonctionner pendant trois ans au minimum.
Le satellite Cryosat, pesant 650 kg au lancement, devait fournir aux chercheurs en climatologie des données nouvelles sur ces régions polaires d'accès extrêmement difficile. Il devait faire le tour de la Terre en suivant une orbite polaire de 720 km d'altitude et depuis cette position mesurer l'épaisseur et la circonférence des calottes polaires et de la banquise. Le programme Cryosat entre dans le cadre des études sur le réchauffement du climat qui, pour la majorité des scientifiques, est une réalité. Selon les experts, la température moyenne de la surface de la Terre a augmenté de 0,6°C au cours du XXe siècle.
D'après AFP
(Image LCI)
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