Grippe aviaire : un cas détecté en Grèce

le 18 octobre 2005 à 07h00 , mis à jour le 18 octobre 2005 à 21h37

Les autorités grecques ont annoncé lundi avoir détecté un cas de grippe aviaire dans un élevage de dindons, sur une île proche de Chios. Il faudra "sept ou huit jours" pour savoir si le virus est de type H5N1, potentiellement transmissible à l'homme.

grippe aviaire Grèce îlot Oinousses © LCI

Quelques heures avant la réunion, ce mardi, des ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union européenne à Luxembourg pour discuter du risque de pandémie, un premier cas de grippe aviaire a été découvert sur le territoire de l'UE, en Grèce. Les autorités grecques ont annoncé lundi ce premier cas dans un petit élevage de dindes et de dindons d'un îlot de l'est du pays, Oinousses. Cette petite île est située à quelques kilomètres des côtes de la Turquie, pays déjà touché par le virus. Le virus, d'un sous-type H5, a été détecté dans un seul échantillon de sang parmi neuf prélevés sur des animaux vivants de deux petites fermes.

La Commission européenne a annoncé dans la soirée de lundi qu'elle préparait "une décision de protection visant à interdire les mouvements de volailles vivantes et de produits issus de volailles de la zone infectée, la région de Chios".

Série de mesures

Selon le ministre grec de l'Agriculture Bassiakos, il faudra "sept ou huit jours" pour isoler et connaître la nature exacte du virus et savoir s'il s'agit du fameux H5N1, potentiellement transmissible à l'homme et responsable de plusieurs dizaines de décès en Asie.

Carte : Ministère des Affaires étrangères
En attendant les résultats, le ministre a annoncé une première série de mesures pour isoler l'îlot où la grippe a été découverte. La préfecture interdit ainsi sur Oinousses "le transport des personnes, des véhicules, de la volaille, d'animaux, de viande et d'alimentation pour animaux, ainsi que l'interdiction de sortie d'oeufs de l'exploitation". Les mesures comprennent également la désinfection obligatoire des entrées et sorties des bâtiments des exploitations agricoles, le recensement de la volaille de l'îlot et son examen clinique. Aucune mesure d'abattage n'a été annoncée pour le moment.

Evangelos Bassiakos a interdit mardi le "transport par bateaux de volailles vivantes, de viande de volaille et d'autres produits issus de la volaille", tant à destination du reste de la Grèce que des autres pays. Une équipe de médecins du Centre de contrôle des maladies infectieuses (KEEL) est arrivé à Oinousses tôt mardi matin pour opérer une batterie de tests sur le couple de retraités propriétaires de la petite ferme dont est issue la dinde révélée positive à la maladie. Le couple a été assigné à domicile pendant une semaine, soit le temps d'incubation du virus, a expliqué le KEEL.

1.000 oiseaux morts en Macédoine

Jusqu'à présent, les différents tests menés en Grèce, voisine de la Turquie et lieu de passage de nombreux oiseaux migrateurs, n'avaient donné lieu à la découverte d'aucun cas de grippe aviaire. Deux foyers d'infection, en Roumanie et en Turquie, ont conduit les autorités à lancer ces derniers jours des campagnes d'abattage de volailles dans ces ceux pays, tandis que l'Union européenne tente par tous les moyens de se prémunir contre l'extension de ce virus. Plus de 1.000 oiseaux d'élevage morts ont par ailleurs été découverts pendant le week-end en Macédoine, au nord de la Grèce.

Après les ministres des Affaires étrangères, ce sera au tour des ministres de la Santé de se rencontrer jeudi et vendredi au Royaume-Uni. La Grèce avait annoncé la semaine dernière qu'elle réunirait le mois prochain ses homologues des pays des Balkans et de la Mer noire pour décider des mesures à prendre en commun pour faire face à la grippe aviaire.

Cliquez ici pour découvrir notre dossier consacré à la grippe aviairePhoto : le port d'Oinousses (LCI)

le 18 octobre 2005 à 07:00
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11 Commentaires

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  • , le 18/10/2005 à 15h52

    Pour répondre à Brigitte de Paris le problème n'est pas le virus en lui même mais son moyen de transmission. En asie ce qui a limité le nb de décés c'est que le virus n'était pas transmissible par l'homme. Mais la grande inquiétude des chercheurs c'est la mutation de ce virus et tout le monde s'attend dans un futur plus ou moins proche à une souche qui se transmette de la même manière que la grippe "classique". Le H5N1 est en effet si différent des souches annuelles de grippe qu'aucune immunité naturelle n'existe pour s'en protéger. C'est pour cette raison que les gouvernements constituent des stocks de médicaments et de masques. C'est un principe de précaution. N'oublions pas que la grippe à fait le siècle dernier prés de 50 millions de mort dans le monde en seulement 3 pandémies (prés de 20 millions de décés en europe en 1918-19 lors de la grippe espagnole). Chaque siècle à connu sa grande épidémie, espérons simplement que l'on passera à travers et tant mieux si les stocks ne serviront à rien. Jé, Nice

  • Anthony, le 18/10/2005 à 12h56

    A Brigitte et aux autres : certe l'obésité est là et même progresse mais cela n'a rien à voir avec la grippe aviaire et humaine qui l'hiver passent de quelques cas à des centaines de milliers. Le tamiflu ne sera peut-être pas adapté et il pourra y avoir des dizaines de millions de morts en peu de mois. Le H5N1 tue 78% des humains qu'il a infecté. De plus un obèse ou ancien obèse pourra en outre aussi l'avoir... Je n'ai pas acheté de Tamiflu c'est inutile mais j'ai acheté des masques, ça c'est utile et surtout je m'informe suffisament pour recouper les informations correctes de celles erronées comme un certain Français disant qu'un canard migrateur contaminé n'aurait pas la force de voler jusqu'à nous. Les canards sont "porteur sain"...

  • Brigitte, le 18/10/2005 à 11h22

    Au lieu de blablater sur une maldie qui a fait 68 morts en deux ans sur les6 milliards d'individus que nous sommes, on ferait mieux de se concentrer sur de vrais fléaux comme celui de l'obesité qui lui tue un peu plus que 68 personnes dans le monde en deux ans !!!!

  • LPC, le 18/10/2005 à 09h05

    A Moi de Paris: pourquoi toutes ces polémiques gratuites? Cela fait des mois que des articles très sérieux développent ce sujet et entre aussi la position de la France face à une éventuelle pandémie. N'est-ce pas aussi un peu notre devoir de citoyen d'aller chercher l'information là où elle est?

  • Fée, le 18/10/2005 à 08h41

    Juste pour mettre de l'huile sur le feu : En Suisse, les importations de boeuf et de porc provenant d'une certaine région du Brésil ont été interdites... Voilà, portez-vous bien... et pensez que chaque jour que vous prenez votre voiture vous avez un risque d'avoir un accident, éventuellement mortel...

  • Seb, le 17/10/2005 à 23h43

    Ca se rapproche....

  • Bonjour, le 17/10/2005 à 22h22

    Aller une ptite psychose comme celle de la vache folle et des poulets a la dioxine !!!! ouai !!!!Y plus important que ca flute . ET l'asie il en sont ou??? et le Niger et la famine ???? et la guerre en Afrique ??? Soyez serieux messieurs les journalistes (et mesdames) il y a plus intelligent que de faire peur a tt le monde avec cette grippe aviaire qui devient du roman feuilleton ou on expose des thèses les plus farfelues et complètement infondé!!!

  • Pierre Vienot, le 17/10/2005 à 20h25

    Vais-je être censuré une fois de plus? Appremment, il est impossible d'acheter du TAMIFLU en France car les doses sont "réquisitionnées" par l'armée. Ma source est consitutée d'un pharmacien parisien et un de province.

  • Moi, le 17/10/2005 à 19h17

    Et comme par hasard les autorités francaises vont nous sortir leur vieux speech comme quoi la grippe aviaire peut arriver partout sauf en france blah blah blah blah ... quel pauvre pays qu'est la france avec toute cette desinformation on se croirait dans un regime dictatorial ou le peuple n'a pas le droit de connaitre la verité, ca me fait flipper de vivre dans ce pays...

  • Axel, le 17/10/2005 à 18h18

    A Bertrand : tout simplement parce que l'homme a l'instinct de survie, le même instinct qui le pousse a lutter contre les épidémies, a inventer la médecine et à rechercher des vaccins. Sans ca, il y aurait longtemps que les pestes et autres maladies nous auraient maintenus non pas à 6 milliards d'individus mais à quelques millions dans le monde... Appelle ca l'évolution de l'espece, la nature fera donc avec, d'autres maladies apparaîtront, d'autres especes disparaitront, mais ce sont toujours les plus forts qui resteront !

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