IVG en hausse chez les mineures

le 11 octobre 2005 à 08h56 , mis à jour le 11 octobre 2005 à 10h31

Pour la première fois en dix ans, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse en France a globalement diminué en 2003 (-1,6 par rapport à 2002). Hormis chez les mineures où il continue de progresser avec 11 000 IVG recensées.

hopital © INTERNE

Le recours à l'interruption volontaire de  grossesse en France métropolitaine a connu en 2003 (- 1,6 % par rapport à 2002)  son premier repli global depuis 1996, avec quelque 203.300 femmes concernées, mais continué à progresser chez les mineures (11.000), selon le ministère de la  Cohésion sociale. Celui-ci souligne que l'IVG est de plus en plus médicamenteuse et a pour cadre l'hôpital dans un nombre de cas très majoritaire et même croissant. L'évolution annuelle moyenne avait été de +2% de 1995 à 2002, rappelle la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees). En 2002, 206.000 IVG avaient été pratiquées. Parmi les facteurs d'explication de cette légère baisse, la Drees cite la  forte hausse des ventes de "pilules du lendemain" (hausse d'un tiers entre 2000 et 2003). Le nombre d'IVG rapporté à celui de femmes âgées de 15 à 49 ans s'élève à 14,1 IVG pour 1.000 femmes (14 en 1990, 12,3 en 1995, 14,4  en 2002). Le recours à l'IVG décroît avec l'âge : selon la Drees, 80% des femmes ayant eu recours à une IVG "avaient entre 20 et 39 ans".

Les taux de recours à une IVG s'échelonnent de 26,7 pour 1.000 chez les 20-24 ans à 5,6 pour 1.000 chez les femmes âgées de 40 à 44 ans. Alors qu'au début des années 90, plus de 8.000 mineures subissaient chaque  année une IVG, ce nombre "a eu tendance à s'accroître depuis 1995, dépassant  11.000 (11.029, ndlr) en 2003", soit un taux de 9,6 pour 1.000, souligne en  revanche la Drees.

De fortes disparités régionales persistent. L'IVG est ainsi plus fréquente  en Ile-de-France, dans le sud et dans les départements d'Outre-mer. Selon la Drees, ces disparités "semblent refléter des différences territoriales de comportements" -sexualité, contraception, fécondité-,  "eux-mêmes pouvant être liés aux structures familiales, aux revenus dont disposent les couples ou à leur catégorie socio-professionnelle". L'IVG médicamenteuse concerne désormais 38% des interruptions (31% en 2001),  un ratio qui devrait encore augmenter, un arrêté de juillet 2004 autorisant les IVG par médicament également chez un médecin de ville.

le 11 octobre 2005 à 08:56
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3 Commentaires

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  • Koko, le 11/10/2005 à 13h53

    Ca veut peut être aussi dire sexe banalisé chez les mineurs? Précocité ? Inconscience? En tout cas les préservatifs ça existe et c'est pas fait pour rien.

  • Phil, le 11/10/2005 à 12h00

    Avec les moyens contraceptifs qui existent de nos jour, l'avortement non thérapeutique n'est plus concevable.

  • Serge, le 11/10/2005 à 11h38

    Ce qui veut aussi dire : hausse des rapports non protégés..... Inqiétant tout ça...

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