Mystérieuse affection à l'hôpital de Dijon

le 27 octobre 2005 à 21h35 , mis à jour le 28 octobre 2005 à 15h17

Depuis la mi-juin, six prématurés ont été atteints dans ce CHU d'une maladie rare et grave, l'entérocolite nécrosante. Quatre en sont morts. Ignorant toujours l'origine de cette affection, l'hôpital a décidé de fermer temporairement son service de réanimation et de médecine néonatale.

couveuse_hopital_dijon

Le CHU de Dijon a annoncé jeudi la fermeture de son service de réanimation et de médecine néonatale, touché par une affection qui a frappé depuis la mi-juin six enfants prématurés, parmi lesquels quatre sont décédés. Les six enfants, qui pesaient tous moins d'un kilo, ont présenté les signes d'une entérocolite nécrosante, une affection qui détruit la paroi intestinale et touche 4% des grands prématurés, provoquant chaque année un ou deux décès au CHU de Dijon.

Le premier cas mortel est apparu à la mi-juin, le deuxième fin juillet, le troisième fin septembre et le quatrième début octobre. Malgré la mise en place de mesures d'hygiène supplémentaires et l'ouverture d'une enquête pour tenter d'identifier les causes possibles de ces affections, deux nouveaux cas ont été diagnostiqués, le samedi 22 octobre et le mardi 25 octobre. Les deux enfants se trouvaient mercredi en réanimation, l'un dans un état stable et l'autre dans un état préoccupant.

"C'est une situation très très inhabituelle"

Les 50 enfants prématurés hospitalisés dans ce service seront envoyés pour quelques-uns dans d'autres services du CHU et pour la plupart dans des services équivalents dans toute la France et jusqu'en Suisse. Une cellule d'aide sociale a été mise en place pour assister les familles. La fermeture pourrait durer trois semaines, le temps d'organiser un nettoyage "général et en profondeur" du service.

"C'est une situation très très inhabituelle. Les mesures prises sont peut-être un peu excessives, mais comme il y a un doute, on le fait", a déclaré le Pr Jean-Bernard Gouyon, chef du service de pédiatrie du CHU. "Quand un enfant meurt (...), c'est toujours une catastrophe", a-t-il ajouté. L'entérocolite nécrosante touche quasi-exclusivement les grands prématurés et provoque une destruction de la paroi intestinale de l'enfant, qui ne peut alors survivre qu'au prix d'une ablation partielle de l'instestin.

Photo d'ouverture : une couveuse du service de médecine néonatale du CHU de Dijon - DR

le 27 octobre 2005 à 21:35
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