Le satellite militaire Syracuse en orbite

le 14 octobre 2005 à 08h11 , mis à jour le 14 octobre 2005 à 08h28

Ariane a lancé avec succès jeudi soir depuis Kourou en Guyane française le satellite français de communications militaires Syracuse 3A. Ce nouveau satellite va permettre de décupler les capacités de communications militaires et d'assurer des liaisons d'une discrétion inégalée, totalement protégées contre le brouillage.

arianespacearianespace © arianespace

La société européenne Arianespace a  lancé avec succès jeudi soir depuis Kourou (Guyane française) le satellite  français de communications militaires Syracuse 3A. Ce nouveau satellite, d'une durée de vie théorique de 12 ans, va permettre de décupler les capacités de communications militaires et d'assurer des liaisons d'une discrétion inégalée, totalement protégées contre le brouillage.

Le lancement réussi de Syracuse 3A "marque une nouvelle étape significative dans l'accroissement des capacités militaires de la France", a commenté la Délégation générale pour l'armement (DGA). Ce système permettra par ailleurs une extension des zones géographiques couvertes. Syracuse 3A va ainsi permettre de "boucher un trou dans les capacités de communication en Afghanistan", selon Caroline Laurent, directrice du programme Syracuse à la DGA. Et pour la première fois, Syracuse 3 sera réservé exclusivement à l'usage des militaires. Sur les précédentes versions, Syracuse 1 (arrivé à son terme opérationnel en 1994) et Syracuse 2, l'armée devait partager avec France Télécom.

"Un succès exemplaire" 

Ce nouveau satellite est également très attendu par les troupes de l'OTAN. Il est en effet prévu que l'OTAN puisse utiliser, en location, des capacités de communications sur Syracuse 3 ainsi que sur deux autres satellites européens,  le britannique Skynet 5 et l'italien Sicral. Syracuse 3A devrait être disponible pour l'OTAN dès le début 2006. Le système devra être complété d'ici la mi 2006 par un deuxième satellite, Syracuse 3B. Le lancement d'un troisième satellite, Syracuse 3C est espéré par les militaires d'ici 2010.

Pour Arianespace, ce lancement a été "un succès exemplaire", a estimé  Jean-Yves Le Gall, son directeur général. La société européenne a procédé à cette occasion à un lancement double, en  mettant dans la coiffe d'Ariane, un deuxième passager, le satellite américain de  télévision directe Galaxy 15 de Panamsat. Syracuse 3A est le troisième satellite militaire européen qu'Arianespace a lancé en moins d'un an, a souligné M. Le Gall. Galaxy 15, construit par Orbital Sciences Corporation, est le vingtième satellite confié à la société européenne par Panamsat.

2,7 milliards d'euros

Depuis 25 ans, la société européenne aura ainsi lancé 226 satellites, ce qui  constitue "un record mondial, de très loin", selon son directeur général. Arianespace détient également un carnet de commandes "record" de 40 satellites à lancer. Elle a lancé 4 satellites cette année avec Ariane, et un avec le lanceur  russe Soyouz. Deux autres lancements sont prévus avant la fin 2005 et "5 à 6 en 2006", a précisé M. Le Gall.

Ce programme Syracuse a par ailleurs donné l'occasion aux industriels concernés, le groupe franco-italien Alcatel Alenia Space, pour la construction du satellite, et le groupe d'électronique de défense Thales, pour la réalisation du réseau et des stations terrestre, d'établir une coopération "exemplaire",  selon l'expression de Pascale Sourisse Pdg d'Alcatel Alenia Space. Le coût du programme Syracuse 3 devrait représenter 1,4 milliard pour la partie spatiale, si les trois satellites sont lancés, et 1,3 milliard pour la  partie terrestre, avec Thales comme maître d'oeuvre pour le déploiement prévu de quelque 600 stations de réception d'ici 2014.

(Image Arianespace : Ariane V emportant Syracuse)

le 14 octobre 2005 à 08:11
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8 Commentaires

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  • Curieux, le 15/10/2005 à 00h10

    La production des satellites galileo a commencé d'après Mr G Hissel. C'est un scoop de 1° Classe. Et on peut savoir par qui ? Il y a peut-être de la charrue avant le boeuf . NON ???

  • Jean-Marc, le 14/10/2005 à 19h50

    Sans être paranoïaque, force est de constater, avec sincérité, que des enjeux de pouvoir existent entre les individus, les groupes divers, les nations, les civilisations. Comme le dit César "Si vis pacem, para bellum" (Si tu veux la paix, prépare la guerre). Si on baisse la garde, on est sûr de s'en prendre plein la tronche ! Arrêtons de jouer aux naïfs.

  • Xx, le 14/10/2005 à 16h36

    En ce qui concerne les russes, ils n'utilisent pas d'anti missile, mais dans ce cas ils utiliseront un barrage de missile nucleaire on les faisant exploser au devant des missile ennemis, c'est la solution retenue en cas d'attaque. Alors ils vaut mieux mettre au point des anti missile, plus precis moins destructeurs. ou alors il faut prendre la solution russe et produire plus d'arme nucleaire.

  • Xx, le 14/10/2005 à 16h28

    Pour repondre, la technologie anti missile est très longue a etre mis au point, mais ils ont deja fait leur preuves pour arreter une grande partie des missiles scud sur israel, lors del a guerre du golf I, le programme patriot continue, les americains mettent le paquet sous une forme ou une autre. Contrairement a nous, les amercains tirent les consequences et les lecons de leur echecs ce qu'il faut faire pour atteindre leur objectif. Nous on abandonne. C'est effectivement la grande difference des deux cultures.

  • Hissel geoffrey, le 14/10/2005 à 13h40

    Pour Christian : Pour information, la phase de production des satellites Galiléo a déja commencé et les premiers seront lancés en décembre prochain! Alors avant de raconter n'importe quoi et d'être péssimiste, informe-toi!

  • Nicolas, le 14/10/2005 à 12h15

    Xx tu devrais partir au USA parano comme tu est, tu te rendrais compte que leur bouclier anti-misile est inefficace, qui plus est contre des pays auquel nous vendont des missiles et de la technologie. Crhistian, je doute que les USA rigole du systémé galileo puisque ils veulent le rendre interpollable avec le leurs, evidement ils serat plus précis. Et puis Arianne a dut son succés uniquement a la france qui a continué de la dévellopper seul quand les autres l'ont abandonné...bien sur les autres pays sont venu nous manger dans la mains une fois le succé assuré.

  • Christian, le 14/10/2005 à 10h53

    Ariane, société européenne exemplaire, dont le succès tient sans doute à ce que ce projet n'est pas piloté par Bruxelles, mais est né de la volonté d'un groupe d'Etats motivés (tout comme Airbus). Parce que pour Galiléo, soit-disant concurrent du GPS, les américains doivent bien rigoler... M'étonnerait pas que ce projet rejoigne le funeste destin de la navette Hermes.

  • Xx, le 14/10/2005 à 10h25

    Nous sommes dans un cocon, le monde devient de plus en plus dangereux, tous les budgets armements sont en forte hausse, compte tenu du danger des pays du proche orient et d'asie qui accedent a la technologie des armes nucleaire, il faut qu'on se protege a nouveau avec une armée forte est dissuasive, il faut developper la technologie anti missile et avoir des bombardier strategique pouvant 8 mille km, nos mirages et les rafales, sont insufisants, pour repondre aux menaces.

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