Marjolaine, le premier salon grand public du bio en France, tient sa 30ème édition au parc floral de Paris avec plus de 550 exposants, du fabricant de jus d'ortie au producteur de champagne bio, en passant par les crèmes de beauté certifiées non toxiques. Plus de 75.000 visiteurs sont attendus jusqu'au dimanche 13 novembre, un chiffre en augmentation régulière, selon Catherine Peuto, porte-parole du salon.
Salon des purs et durs de la défense de l'environnement tendance macramé à ses débuts en 1976, Marjolaine attire aussi désormais des jeunes, beaucoup de femmes de 35 à 60 ans, attentifs à la nourriture et préoccupés par leur santé. "A partir de 1996 et de la première crise de la vache folle, on a vu débarquer des familles entières et des gens paniqués par le contenu de leur assiette", constate Mme Peuto. Selon le baromètre réalisé par l'institut CSA pour l'agence Bio, chargée de la promotion de l'agriculture biologique et de son développement, 44% des Français ont consommé au moins une fois en 2004 un produit biologique.
Marjolaine, qui refuse chaque année des exposants, se veut un tremplin pour des produits difficiles, voire impossibles à trouver en magasins, et dont la distribution reste confidentielle, véhiculée par Internet ou par correspondance. Le public y vient aussi pour s'informer, avec un cycle de 22 conférences sur des thèmes comme l'accès à l'eau, le commerce équitable, les modèles de développement agricole, les pesticides et les nitrates, etc. L'une des grandes tendances cette année est l'engouement pour les produits cosmétiques et produits d'hygiène bio. "Le jeune label Cosmébio gagne du terrain et pour les déodorants sans parabens, ça explose", selon Mme Peuto. D'après elle, l'heure n'est plus à la bonne vieille crème à base de plante sauvage ou tropicale aussi épaisse qu'impossible à étaler, ou à l'huile de corps qui ne pénétrait pas dans la peau : "on a beaucoup avancé en terme de variété de produits et ces derniers sont devenus plus agréables à utiliser".









