
Le fait que la Chine ait fait état mercredi d'un premier décès n'accroît pas le risque de pandémie mais il se pourrait aussi que les autorités ne soient pas au courant d'un certain nombre de cas, a indiqué jeudi Henk Bekedam, le représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine. "C'est bien sûr toujours possible (...) tant qu'il y a des foyers, des gens seront exposés. On peut tabler sur d'autres contaminations d'humains", a-t-il déclaré. "D'un autre côté, il faut rappeler que le virus ne se transmet pas facilement aux humains. Nous ne nous attendons donc pas à un nombre élevé de cas (en Chine)", a-t-il ajouté. Parmi les difficultés auxquelles font face les autorités chinoises dont l'"engagement est impressionnant", selon l'OMS, la multiplicité des élevages, pour la plupart de petites tailles, ne facilite pas le contrôle et la prévention.
Le ministère chinois de la Santé a confirmé la veille trois cas de contamination d'humains par la grippe aviaire, pour la première fois dans le pays, a rapporté l'agence Chine Nouvelle. Deux cas ont été enregistrés dans la province centrale du Hunan et un autre dans la province orientale d'Anhui, a précisé le ministère. "Les autorités nous ont signalé trois cas humains de grippe aviaire mais nous n'en confirmons que deux, celui de la personne décédée [une femme de 24 ans dans la province de l'Anhui] et le cas d'un enfant de neuf ans dans le Hunan", dans le sud, a déclaré Dick Thompson, porte-parole du département des maladies infectieuses à l'OMS.
Le troisième cas semble être celui de la soeur du garçon, une fillette de 12 ans aujourd'hui décédée. Les autorités sanitaires ont indiqué que des tests préliminaires avaient montré que son frère âgé de neuf ans avait contracté la grippe aviaire le mois dernier. Le garçon, qui a quitté l'hôpital la semaine dernière, aurait mangé comme sa soeur du poulet contaminé par le virus. Une équipe de l'OMS comprenant des épidémiologistes s'était rendue au cours des derniers jours dans le Hunan pour travailler avec les autorités sanitaires chinoises sur ces trois cas suspects.
"Pas surpris"
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La Chine a annoncé jeudi que deux nouveaux foyers de grippe aviaire de type H5N1 avaient été détectés l'un dans la province du Hubei (centre), l'autre dans la région de Xinjiang (nord-ouest), ce qui porte le nombre de foyers détectés en un mois à 13. Le ministère de l'Agriculture a affirmé avoir mis en place un plan pour tenter de vacciner les milliards de volailles chinoises afin de combattre le virus. Les autorités sanitaires fabriquent plus de 100 millions de doses de vaccins pour les oiseaux quotidiennement, mais certaines régions ne sont toujours pas approvisionnées, selon le ministère. Il y a environ actuellement 5,2 milliards de volailles vivantes. Chaque année, la Chine en élève 14 milliards.
Le ministère de l'Agriculture a affirmé avoir mis en place un plan pour tenter de vacciner les milliards de volailles chinoises afin de combattre le virus. Les autorités sanitaires fabriquent plus de 100 millions de doses de vaccins pour les oiseaux quotidiennement, mais certaines régions ne sont toujours pas approvisionnées, selon le ministère. Il y a environ actuellement 5,2 milliards de volailles vivantes. Chaque année, la Chine en élève 14 milliards.
Le ministère de l'Agriculture a affirmé avoir mis en place un plan pour tenter de vacciner les milliards de volailles chinoises afin de combattre le virus. Les autorités sanitaires fabriquent plus de 100 millions de doses de vaccins pour les oiseaux quotidiennement, mais certaines régions ne sont toujours pas approvisionnées, selon le ministère. Il y a environ actuellement 5,2 milliards de volailles vivantes. Chaque année, la Chine en élève 14 milliards.
Septième décès en Indonésie |
photo : archives
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