
Une reconstitution des circonstances de la mort de l'ourse Cannelle doit se dérouler ce mardi en vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques) en présence du chasseur qui avait tué d'un coup de fusil l'animal en novembre 2004.
La dernière ourse des Pyrénées finira au musée
Le cadavre de l'ourse Cannelle, tuée il y a sept ans par un chasseur, va être remis au Muséum de Toulouse. Cannelle, dernière ourse pyrénéenne de souche pure du côté français du massif, rejoindra ainsi Papillon, dernier mâle de souche pure, mort de vieillesse la même année.
Publié le 25/06/2011
Cette reconstitution se déroulera, sous la supervision de Jean-Luc Puyo, le juge palois qui instruit ce dossier, à plus de 1.200 mètres d'altitude, là où la dernière ourse de souche pyrénéenne est morte, le 1er novembre 2004. Le chasseur, René Marqueze, 63 ans, refera les gestes qui ont conduit à la mort de l'ourse, ce jour-là accompagnée d'un ourson qui, lui, a pris la fuite. Ce dernier est aujourd'hui a priori toujours en vie, selon Jean-Jacques Camarra, spécialiste de l'ours à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Des traces pouvant lui correspondre ont été repérées début octobre en vallée d'Aspe.
Dispositif de sécurité
Le chasseur qui a été mis en examen pour destruction d'espèce protégée le 7 décembre 2004, a toujours affirmé n'avoir tiré qu'en dernier recours, après avoir cherché à éviter l'animal à plusieurs reprises, sur un terrain escarpé et difficile où il chassait avec son chien. Selon son avocat, Me Thierry Sagardoytho, René Marqueze "demeure profondément bouleversé par ce geste un an après". "En visualisant la configuration des lieux, chacun comprendra avec un minimum de bonne volonté que malheureusement, pour préserver sa vie, René Marqueze n'a eu d'autre solution que de faire usage de son arme", a déclaré le défenseur.
Me François Ruffié, avocat de la Sepanso, association de protection de la nature du Sud-Ouest qui s'est portée partie civile, assure au contraire que cet acte permettra de "contester les arguments" de la défense. L'Etat ainsi qu'une vingtaine d'associations environnementales se sont portées parties civiles dans le dossier. Aucune des grandes associations de défense de l'ours n'a appelé à manifester à l'occasion de la reconstitution. Un dispositif de sécurité a toutefois été prévu autour du lieu.
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La dernière ourse des Pyrénées finira au musée
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