
Entre mi-juin et fin octobre, six enfants prématurés, passés par l'unité de réanimation pédiatrique et néonatale du CHU de Dijon, avaient été touchés par l'entérocolite nécrosante, une affection qui détruit la paroi intestinale. Quatre étaient décédés.
"Les conclusions du rapport que nous avions commandé auprès de trois experts des hôpitaux de Paris montrent qu'il n'y a pas de lien unique dans les six cas d'entérocolite nécrosante", a déclaré à l'AFP le directeur-général adjoint du CHU de Dijon, Pierre-Charles Pons.
Le service n'est pas en cause
"Il n'y a donc pas eu de circonstance particulière dans le fonctionnement du service qui puisse expliquer cette série", a-t-il poursuivi, évoquant plutôt une tendance à l'augmentation du nombre de cas. "Avec les progrès de la médecine, nous nous occupons de bébés toujours plus prématurés et plus fragiles", a-t-il avancé.
En moyenne, cette affection touche 4% des grands prématurés et provoque un ou deux décès par an au CHU de Dijon. A la suite de ces six cas, l'unité de réanimation néo-natale, qui compte 22 lits, avait été fermée quinze jours afin de procéder à des prélèvements et à un nettoyage intégral. Une enquête préliminaire a par ailleurs été ouverte par le parquet de Dijon.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




