La douleur chronique mieux comprise

le 14 décembre 2005 à 19h47 , mis à jour le 15 décembre 2005 à 10h11

Douleurs des "membres fantômes" après une amputation ou souffrances liées au zona ou à un cancer sont trop souvent, aujourd'hui encore, difficiles à soulager. La découverte par des chercheurs canadiens du rôle d'une protéine dans ce type de douleurs pourrait mieux aider à les combattre.

analyse bacterie infection nosocomiale © INTERNE

Des chercheurs canadiens ont découvert une protéine jouant un rôle majeur dans les douleurs chroniques consécutives à des lésions des nerfs, accidentelles ou liées à diverses maladies comme le diabète, le zona ou le cancer, touchant des millions de personnes dans le monde, selon la revue scientifique britannique Nature

On savait que la première étape de ce processus douloureux au niveau des nerfs périphériques (branches nerveuses issues de la moelle épinière) passe par l'activation de cellules, désignées sous le nom de microglie, mais on ignorait comment ces cellules communiquaient avec les neurones. Les chercheurs, Yves De Koninck (Centre Université Laval Robert-Giffard, Québec, Canada) et ses collègues, ont montré que les cellules microgliales une fois activées sécrétaient puis larguaient une protéine ou signal chimique, appelé BDNF, qui altère les propriétés des neurones de la douleur dans la moelle épinière.

Une voie vers de possibles nouveaux traitements

L'injection de cette protéine BDNF dans la moelle épinière de souris normales a déclenché une "allodynie", c'est-à-dire des douleurs provoquées par un stimulus qui normalement ne provoque pas de douleur, comme par exemple une caresse. Les chercheurs ont alors procédé à des manipulations pour bloquer ou intercepter ce message, la protéine BDNF, expédié par la microglie aux nerfs blessés et ils ont réussi à supprimer cet excès de sensibilité douloureuse, l'allodynie.

Cette découverte ouvre la voie au développement de nouveaux diagnostics et traitements efficaces de cette forme chronique de douleur neurologique ("douleur neuropathique") que des médicaments comme la morphine n'arrivent pas toujours à soulager.

Photo d'ouverture : archives

le 14 décembre 2005 à 19:47
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1 Commentaires

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  • Le sagard, le 15/12/2005 à 14h09

    Apres des sciatiques et des lombalgies a repetition,j'ai été mis sous morphine matin et soir mais j'ai continué a travailler, malgres un metier extrement physique dans une scierie.J'ai du pourtant arreter .Cela fait 3ans,toujours sur morphine,des infiltrations sous scanner,des traitements dur,je marche avec une canne mais avec un perimetre de marche limité,la secu refuse mon invalidité et je dois passer au tribunal de contentieux prochainement apres 2ans d'attende.Si des nouveaux traitements peuvent soulager des gens comme moi tant mieux mais tant que l'administration ne fait pas le tri entre les profiteurs et les vrai malades,le combat sera toujours aussi dur,car pour une personne handicapée se faire passer pour un profiteur,faire dossier sur dossier ,expert en tout genre,on est encore plus vite user sans parler des problemes financiers qui vous oblige a vendre votre maison et a faire les poches tous les fin de mois.En France celui qui bosse sans arret et qui au bout de 23ans de labeur prend une feuille d'arret est consideré comme suspect,car si les gens qui ne compte pas leur heures sont malades qui travaillera pour ceux qui prenne un mois pour une mauvaise toux.

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