© INTERNELa femme de 38 ans, qui a bénéficié il y a une semaine de la première greffe partielle de visage, se porte "impeccablement bien" et est "très heureuse", a affirmé dimanche le professeur Jean-Michel Dubernard, depuis l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon où elle est soignée.
"Elle trouve son visage mieux qu'avant"
"Je sors de sa chambre, elle va impeccablement bien. Elle est très heureuse, a déclaré le Pr. Dubernard. L'aspect du greffon est normal. Elle trouve même son visage mieux qu'avant, voilà de quoi balayer toutes les controverses éthiques !" La sortie de l'hôpital de la patiente est prévue pour dans quatre à six semaines, a précisé le professeur Dubernard, chargé du suivi post-opératoire.
Pour qu'elle reprenne une vie tout à fait normale, tant au niveau de sa motricité, de sa sensibilité, de la repousse nerveuse, que d'un point de vue psychologique, le chirurgien estime qu'il lui faudra six mois environ.
"Concernant le protocole de prévention du rejet, nous avons infusé à la patiente jeudi, à J+4, des cellules souches prélevées chez la donneuse, une sorte de greffe de moelle osseuse en fait, et nous ferons de même à J+11", a ajouté le Pr. Jean-Michel Dubernard, qui s'était fait connaître en 1998 pour avoir réalisé la première greffe d'une main (provenant d'un mort). Le professeur a démenti une nouvelle fois que la patiente ait été défigurée à la suite d'une tentative de suicide.
"Pas de tentative de suicide"
"Je tiens à redire qu'elle n'a pas fait de tentative de suicide", a-t-il déclaré. La fille de cette femme avait raconté la semaine dernière que sa mère avait été mutilée par son chien qui aurait tenté de la réveiller alors qu'elle était inconsciente à la suite d'une tentative de suicide.
Le Pr Dubernard a par ailleurs trouvé "odieux" le traitement par certains médias de cette opération, s'indignant notamment du fait que des informations "confidentielles" concernant la patiente, ainsi que la donneuse, aient été publiées dimanche dans l'hebdomadaire britannique The Sunday Times.
Cette première greffe partielle de la face (triangle nez-lèvres-menton), préparée conjointement par les CHU de Lyon et d'Amiens, a mobilisé des dizaines de personnes dans le Nord de la France et à Lyon pendant près de 24 heures dimanche dernier.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





