© INTERNEUne vingtaine de militants de Greenpeace ont empêché dans la nuit de mercredi à jeudi au Havre un chargement de ce qu'ils affirmaient être 450 tonnes de déchets nucléaires à bord du cargo russe le "Captain Kuroptev" en partance pour la Russie. Mais Areva a démenti peu après, assurant que le chargement interrompu contenait de l'uranium appauvri qui part pour être enrichi et transformé en combustible nucléaire. Les policiers du RAID sont intervenus jeudi matin.
"Le niveau de radioactivité de cette cargaison est très faible, au niveau d'une radioactivité naturelle", a ajouté Charles Hufnagel, du groupe Areva. Dénonçant "un coup médiatique un peu donquichotesque", le porte-parole a précisé que "Si les membres de Greenpeace ont pu pénétrer aussi facilement sur le site de chargement, c'est parce qu'il n'y avait pas de forces de l'ordre, car cette cargaison ne présente pas de risques". "Greenpeace joue sur les peurs", a-t-il ajouté.
Selon Gregory Gendre, porte-parole de Greenpeace, la cargaison de déchets nucléaires a été emmenée en train de l'usine Eurodif/Areva de Pierrelatte (Drôme), et doit partir à bord du cargo russe pour Saint-Peterbourg. De là, un convoi ferroviaire devrait emmener les déchets à Tomsk, en Sibérie. "On dénonce l'exportation de déchets nucléaires de la part d'EDF, et on dénonce le fait que Tomsk soit devenu une poubelle mondiale de matières dangereuses", a expliqué Gregory Gendre.
Le Raid, groupement d'intervention de la police judiciaire, a procédé au délogement des manifestants, douze perchés sur un portique du port, cinq autres sur l'une des deux grues installées sur le pont du Kapitan Kuroptev. Les militants, 17 Français et trois Suisses, ont été interpellés et transférés au commissariat du Havre, a-t-on appris auprès de Greenpeace. "Ça s'est passé très correctement (...) Les gens de chez nous n'ont pas fait opposition, nous sommes pacifistes", a déclaré à Reuters Yannick Rousselet, qui est chargé de la communication de Greenpeace.
D'après AFP
Retour MYTF1
Chargement en cours...





