Lyon, 2 décembre – Cinq jours après son opération, la patiente greffée du visage "va bien", assurent les professeurs Devauchelle et Dubernard. Le premier a effectué au CHU d’Amiens l’implantation d’un greffon prélevé à Lille sur une donneuse décédée tandis que le suivi du traitement immunosuppresseur est assuré par le second à Lyon. Cette "première mondiale" suscite espoirs et polémique. DR © The Daily TelegraphThe Daily Telegraph a publié samedi la première photo de la patiente qui a bénéficié d la première greffe du visage partielle au monde. Vendredi, le professeur Jean-Michel Dubernard, qui a réalisé le 27 novembre à Amiens cette greffe, a affirmé que la patiente allait "bien sur le plan physique, immunologique et psychologique". Une conférence de presse était organisée à l'hôpital Edouard Herriot, à Lyon, où est suivie la patiente.
"Aucun problème post-opératoire" n'a été constaté, a indiqué pour sa part le Pr. Bernard Devauchelle, le chef du service de chirurgie maxillo-faciale du CHU d'Amiens, qui a réalisé l'opération. "On a eu une très bonne surprise en terme de couleur de la peau", a-t-il affirmé, avant d'ajouter que le premier mot de la patiente, 24 heures après l'opération, a été "merci". "On saura dans quatre à six mois si la patiente retrouvera toute la sensibilité", a-t-il indiqué. "Le bénéfice est déjà net, elle mange, elle boit, elle parle clairement", a poursuivi le spécialiste. "Avant la greffe, elle n'avait plus de lèvres et sans lèvres c'est très difficile de respirer, de boire et de manger", a-t-il expliqué. "On a été stupéfaits de l'intégration du transplant dans le visage de la patiente", a-t-il encore affirmé.
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| La greffe réalisée dimanche dernier (LCI) |
"Pour une malade"
La patiente, qui a été opérée dimanche au CHU d'Amiens, avait été gravement défigurée en mai par une morsure de chien. La transplantation a été réalisée à partir d'un greffon prélevé au CHU de Lille sur une donneuse en état de mort cérébrale encéphalique, avec l'autorisation de sa famille. Première difficulté : il a fallu prélever le greffon pour cette opération ainsi que d'autres organes destinées à d'autres patients, a pointé Philippe Domy, directeur général du CHU d'Amiens. C'est dans cet hôpital que le Pr Devauchelle a réalisé l'implantation tandis que le suivi du traitement immunosuppresseur a été effectué au CHU de Lyon par le Pr Jean-Michel Dubernard.
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| Les professeurs Devauchelle et Dubernard (LCI) |
photo DR : la photo de la patiente au CHU d'Amiens publiée en Une du Daily Telegraph
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