Les ados parisiens aisés consomment plus de drogues

le 18 janvier 2006 à 15h29 , mis à jour le 19 janvier 2006 à 12h06

Les adolescents vivant dans les quartiers aisés de Paris consomment plus de drogues que ceux habitant dans les parties populaires, selon une étude. Il existerait également de fortes disparités entre les drogues consommées par les filles et par les garçons.

Drogue cocaïne trafic Europe © TF1

Les ados privilégiés de Paris consommeraient plus de drogues que les autres. C'est la conclusion de l'Enquête sur la santé et les consommations réalisée lors de l'appel de préparation à la défense (ESCAPAD) à l'initiative de la Mairie de Paris.

D'après l'étude menée en 2004 par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), cette tendance est vraie pour presque toutes les drogues : tabac, alcool, drogues marginales. Mais le déséquilibre est  surtout marqué en termes de consommation d'alcool. 7% des adolescents dans le nord-est en boivent régulièrement contre 15% pour les ados du sud-ouest. Les ivresses répétées y sont également deux fois plus nombreuses (20% contre 10%).

A contre-courant de cette tendance, l'usage du cannabis est plutôt uniforme à Paris. La proportion de consommateurs réguliers déclarant avoir fumé plus de trois joints lors du dernier épisode de consommation est même "plus élevée dans le nord-est" de Paris (31% contre 25% en moyenne)". Les autres stupéfiants sont consommés de manière marginale. Mais là encore, les jeunes des quartiers favorisés ont ingéré plus de poppers, de champignons hallucinogènes ou encore d'ecstasy.

François Beck, un des auteurs du rapport et responsable des enquêtes statistiques à l'OFDT explique ces différences. "Le fait d'habiter dans un environnement va jouer sur les choix de consommation des jeunes. Ceux issus de milieux favorisés ont peut-être plus d'aisance pour se lancer dans la consommation de drogues. Ils ont un soutien familial et une structure solide autour d'eux", précise-t-il. A l'opposé de cette consommation "récréative et festive", les adolescents des quartiers plus difficiles "préfèrent se tenir à distance des drogues, car ils n'ont pas envie d'un stigmate supplémentaire, celui de l'usager".

Drogues de filles et drogues de garçons

L'étude a également démontré que les garçons et les filles de Paris ne consomment pas les mêmes drogues. Ainsi, le tabac et les médicaments psychotropes sont davantage consommés par les filles alors que l'alcool, le cannabis ou d'autres substances illicites sont plutôt le fait des garçons.

L'exemple le plus flagrant concerne les médicaments psychotropes : plus d'un tiers des parisiennes en ingère, contre moins d'un garçon sur cinq. A l'inverse, les jeunes Parisiens consommant régulièrement de l'alcool sont trois fois plus nombreux que leurs amies (15% contre 6%). Ils sont aussi deux fois plus à connaître des ivresses régulières. L'expérimentation d'autres substances illicites, même marginales, est surtout le fait des garçons.

le 18 janvier 2006 à 15:29
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11 Commentaires

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  • Un, le 20/01/2006 à 00h35

    Qu'attendent l'ump pour legaliser cela videra un peu les prisons surpeuples et incitera les "mechants" dealers à ouvrir des canabistrots je ne vois où est le probleme?Ce qui me gene vraiment c'est qu'un mec qui se fait arretter avec quelques barrettes est jeter en prison comme un tueur ou un violeur!

  • Franck, le 19/01/2006 à 18h20

    Pour les drogues je ne sais pas et je n'espères pas mais je cotoie des gens dit à " très hautes responsabilités " et c'est sur qu'ils ne carburent pas à l'eau minérale !!! lol loin s'en faut!quitte à faire au moins l'alcool est légal même si son abus à des conséquences catastrophiques...

  • Axel, le 19/01/2006 à 17h29

    A David et tous les autres jaloux du même acabit: Vous mélangez absolument tout! S'il est certain qu'être né dans un environnement economiquement et culturellement privilégié aide à trouver du boulot, le vrai piston qui consiste à prendre quelqu'un d'incompétent pour ses relations n'existe plus, les boites ne peuvent plus se le permettre. D'autre part, ce qui compte, ce n'est pas la prise de drogue mais la raison pour laquelle on en prend.

  • E, le 19/01/2006 à 15h17

    Et oui nous les jeunes bourgeois on se drogue on prend de la coke comme des fou on boit, on fume et le pire c'est que c'est nous qui allons diriger la france... C'est la dure réallité des choses... Le truc c'est que grace a l'education au milieu dans lequel on vit, on a les capacité pour le faire et et les avantages pour y arriver...

  • Joss, le 19/01/2006 à 12h19

    Parle t-on de notre future élite, citée, médaillée, récompensée, à la tête de l'état et des grandes entreprises, au top de l'actualité et des courants de pensée................

  • Brigitte, le 19/01/2006 à 10h32

    Franchement c'est une decouverte pour personne? Mais Paris n'est pas la seule ville, même en Province les villes un peut + "riches" sont idem... d'où l'intérêt des campagnes... Brigitte

  • Feawing, le 19/01/2006 à 10h18

    Pour l'alcool, la différence entre garçon et fille s'explique facilement. Une fille qui boit dans un lieu public a peur de se retrouver au lit avec le premier venu (que ce soit lui qui en aie profité, ou elle qui soit partie en 'live')

  • David, le 18/01/2006 à 21h52

    Ah la jet set parisienne ! Et ce qui est surtout choquant, c'est de savoir que la plupart de ces jeunes bourgeois parisiens auront plus tard de bons jobs, bien payés, et à responsabilités, et le tout grâce à papa-maman, aux relations, aux grandes écoles ultra-chères, aux pistons. Le comble est lorsque l'on travaille dans une entreprise sous les ordres d'un incompétent-ancien-jeune-bourgeois-drogué-pistoné-parisien !!

  • Nelo, le 18/01/2006 à 17h41

    Et vous avez besoin d'une enquete pour ca. Je reve!!!! Les gens vivent vraiment dans le mondes des bisounours!!

  • TITEUF53, le 18/01/2006 à 17h33

    En voilà un scoop! c' était déja comme cela il y a 30 ans, voir plus.

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