© INTERNE"Il est temps de grimper d'un cran dans la confrontation avec la flotte baleinière japonaise et de mettre un terme au massacre illégal et sans merci de baleines sans défense dans le sanctuaire baleinier antarctique". Paul Watson, fondateur du groupe de défense des animaux Sea Shepherd ("Le Berger de la mer") et capitaine du navire Farley Mowat, a décidé de passer à la manière forte. Se disant "fatigué des hommes politiques qui font l'apologie de ces criminels" (les baleiniers), le militant, qui s'est séparé en 1977 de Greenpeace, assure "vouloir neutraliser tout vaisseau baleinier pirate que nous trouvons".
Course-poursuite
La flotte japonaise fait déjà l'objet depuis le 21 décembre d'une course-poursuite engagée par deux navires de Greenpeace, l'Esperanza et l'Arctic Sunrise. Ce dernier est entré en collision dimanche avec un bateau japonais, sans provoquer ni victimes ni dégâts majeurs. Le navire de l'ONG a été endommagé mais le responsable de cette campagne en Antarctique, Shane Rattenbury, a déclaré que le bateau pouvait continuer sa traque contre la flotte japonaise. Greenpeace et les autorités baleinières japonaises s'accusent réciproquement d'avoir provoqué la collision.
Le gouvernement japonais a demandé mardi aux Pays-Bas, où est basée la flotte de Greenpeace, d'intervenir pour "faire cesser ces activités dangereuses qui s'apparentent à de la piraterie", a déclaré Hideki Moronuki, responsable des prises des baleines à l'Agence des pêches japonaise, à Tokyo. "La dernière collision a été très dangereuse (...) Si des militants accentuent leur action violente (...) nous devrons envisager des mesures plus sévères", a-t-il menacé. Le ministre australien de la Défense, Robert Hill, a de son côté rejeté toute intervention de Canberra. "Il s'agit d'une affaire civile. Nous ne voyons pas de rôle pour l'armée australienne (...) Nous n'admettons cependant aucune forme d'action violente de quel que côté que ce soit", a-t-il déclaré.
Le Japon fait régulièrement l'objet de critiques pour sa pêche à la baleine qu'il continue à effectuer sous couvert de recherche "scientifique". Ce genre de prises est autorisé en dérogation à un moratoire décrété en 1986 sur la chasse commerciale par la Commission baleinière internationale (CBI). Le Japon a récemment annoncé qu'il allait doubler cette année ses prises "scientifiques".
photo : DR
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