
Cyril, St-Joseph (La Réunion)
![]() |
| Cliquez ici pour accéder à notre dossier |
Depuis, j'ai des rechutes régulières. J'ai été récemment bloqué du dos pendant deux jours, j'ai aussi de grosses fatigues. J'étais en métropole pour les vacances de Noël, je suis allé voir un médecin pour faire renouveler mon ordonnance. Il était au courant de la maladie, cela m'a surpris. Chez certaines personnes, la maladie est passée très vite mais j'en connais d'autres qui sont toujours malades depuis six mois.
| "Pas une seule famille qui n'ait pas un membre touché" |
Jean-David, Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)
"Avec ma femme et mes deux enfants, nous sommes partis quinze jours en vacances à La Réunion pendant les vacances de Noël. Nous ne savions pas qu'il y avait une épidémie. Pour notre première visite, nous sommes allés voir des cascades. Au départ du chemin qui menait au site, nous avons croisé un homme très gentil qui nous a dit : "Chikungunya". On lui a répondu : "Pardon ?". Puis il nous a demandé si nous avions mis du produit anti-moustique. Mon épouse, qui est médecin, s'est entretenue un instant avec lui puis elle nous a dit : "On retourne à l'hôtel". On a passé le reste du séjour à la plage de l'hôtel, à St-Gilles, une zone épargnée par l'épidémie. Zéro randonnée, zéro excursion alors qu'on avait loué une voiture pour deux semaines.
Tous les jours, on se protégeait contre les moustiques. On a quand même été piqué, même à notre retour en métropole. Ce qui nous a surpris, c'est le décalage entre la métropole et La Réunion : là-bas, cela faisait la Une de tous les journaux ; ici, on en entendait pas parler. Je peux comprendre que les Réunionnais soient en colère : à Maurice, l'île voisine, l'épidémie a été éradiquée en deux mois. C'est d'ailleurs notre destination pour les vacances de février. Nous nous sommes renseignés, on y va sans appréhension."
Murielle, Paris
"Nous autres Réunionnais, |
Marie-Thérèse, La Londe (Var)
"Je me suis rendu récemment à La Réunion pour découvrir une partie de ma famille dévastée par ce virus qui sévit là-bas, et dont personne ne parle en métropole. Je suis restée au côté de ces gens souffrant chaque jour dans l'indifférence, et je suis offusquée de voir ceci, dans un pays qui aide les autres mais ne voit même pas quand un de ses départements est en danger. Loin des yeux, loin du cœur ?"
Hervé, La Possession (La Réunion)
"Sans constater de panique de la population, j'ai pu remarquer aujourd'hui qu'il n'y a plus un flacon de spray, ni de serpentins anti-moustiques disponibles dans les grandes surfaces. La saison des pluies bat son plein et une dépression tropicale nous arrose copieusement, rinçant ainsi quasi immédiatement l'insecticide répandu par les autorités. Elle ne semble pas vouloir évoluer en cyclone hélas, ce qui aurait au moins permis de chasser ce moustique. Quant aux moyens mis en oeuvre, ils sont assez artisanaux et dépendent de la bonne volonté des habitants à autoriser les équipes de traitement à pénétrer dans leur jardin. Par conséquent, il suffit qu'un seul domicile refuse le traitement pour qu'il risque de contaminer de nouveau tout un quartier dans un rayon de 200m (zone de vol usuelle du moustique).
| "La population garde une attitude attentiste" |
Emmanuel, St-Pierre (La Réunion)
"Depuis le milieu de l'année dernière, notre île est atteinte par un virus qui rodait depuis longtemps dans la zone. Au début, cela avait l'air anodin, quelques cas... les humoristes en faisaient même des blagues. Au début le l'épidémie, selon les responsables de la DRASS (direction locale de la santé), le virus ne survivrait pas pendant l'hiver austral. Donc aucun moyen de lutte n'a été mis en œuvre. Puis avec le nombre croissant de malades et leur mobilisation, les choses ont enfin bougé. Heureusement, sinon cela aurait été une émeute.
J'ai présenté les symptômes de la maladie le 19 janvier. Cela a débuté par de fortes douleurs au niveau des genoux puis à l'ensemble des articulations. Le summum, ce fut la fièvre : pour moi, elle s'est limitée à 40° ; mon petit garçon, lui, a 40,8° et ma grand-mère 42°. En deux semaines, toute la famille y est passée (...) Beaucoup de monde est laissé sur le carreau par les autorités. Nous devons souffrir en silence."
photo : TF1
Retour MYTF1

Chargement en cours...




