Lyon, 2 décembre – Cinq jours après son opération, la patiente greffée du visage "va bien", assurent les professeurs Devauchelle et Dubernard. Le premier a effectué au CHU d’Amiens l’implantation d’un greffon prélevé à Lille sur une donneuse décédée tandis que le suivi du traitement immunosuppresseur est assuré par le second à Lyon. Cette "première mondiale" suscite espoirs et polémique. DR © The Daily Telegraph"Elle va parfaitement bien", "parle de mieux en mieux", "mange normalement et commence à boire sans fuite", "tricote sans cesse", "fait du vélo d'appartement" et "s'est remise à fumer, (...) clope sur clope", a déclaré lundi dans Le Parisien le professeur Bernard Devauchelle au sujet de la première femme à avoir subi une greffe du visage fin novembre. Le chirurgien a vu sa patiente samedi à l'hopital d'Amiens. Il a confirmé que la greffée, âgée de 38 ans, avait dû surmonter le 23 décembre dernier une phase de rejet. Il a ajouté que sa patiente avait "très bien accepté son nouveau visage et ne veut pas s'en débarrasser". "Elle ne l'assimile pas du tout à celui d'une morte !", a-t-il dit.
La jeune femme "commence à bouger la lèvre supérieure mais pas l'inférieure", ce qui a encore des conséquences sur son élocution, a encore précisé le Pr Devauchelle. L'équipe médicale a décidé de la maintenir encore hospitalisée "pour des raisons de santé, mais aussi parce que nous souhaitons la protéger encore de la pression médiatique", a-t-il enfin déclaré.
La jeune femme, originaire de la région de Valenciennes (Nord), avait été défigurée en mai par son chien et avait bénéficié le 27 novembre de la première greffe partielle de la face (triangle nez-lèvres-menton) à Amiens.
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