Grippe aviaire : un 15e cas recensé en Turquie

le 10 janvier 2006 à 09h24 , mis à jour le 10 janvier 2006 à 21h44

La Turquie a recensé mardi un 15e cas de contamination humaine par le virus H5N1 de la grippe aviaire, qui a déjà fait au moins deux morts dans ce pays, et abattait des dizaines de milliers de volailles pour endiguer la propagation de la maladie sans empêcher qu'elle affecte une large partie du pays.

grippe aviaire éradication turquie ankara lci © lci

La Turquie a recensé mardi un 15e cas de contamination humaine par le virus H5N1 de la grippe aviaire, qui a déjà fait au moins deux morts dans ce pays, et abattait des dizaines de milliers de volailles pour endiguer la propagation de la maladie sans empêcher qu'elle affecte une large partie du pays.

La Turquie est le premier pays touché par la forme humaine de la maladie en dehors de l'Asie de l'est et du sud-est, où elle a fait 74 morts. Au premier jour de la fête musulmane du Sacrifice, le ministère de la Santé a annoncé qu'une femme de Sivas (centre-est) avait été testée positive et se trouvait "dans un état stable".

"Mouvement de panique"

Selon la chaîne d'information CNN-Türk, Gülten Yesilirmak, une mère de deux enfants, a expliqué avoir été en contact direct avec un poulet malade. Elle est la deuxième adulte sur les 13 cas confirmés, les autres étant des enfants ou des adolescents traités à Ankara, Samsun (nord-est) et Van (est).

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan s'est voulu rassurant en affirmant que la situation était "entièrement sous contrôle", lors d'une conférence de presse à Ankara mardi. "Malheureusement, il y a eu un mouvement de panique qui a donné l'impression que la Turquie tardait à agir et n'était pas préparée", a-t-il regretté.

De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué n'avoir constaté pour le moment aucun signe de transmission de la grippe aviaire d'homme à homme, tous les malades ayant été contaminés directement par des volailles.

"Nous n'avons aucun élément aujourd'hui à l'appui d'une transmission de l'homme à l'homme, mais tout cela reste préliminaire", a déclaré mardi le chef de la délégation d'experts en Turquie, le Dr Guenaël Rodier, lors d'une conférence téléphonique depuis Ankara.

Oiseaux morts à Istanbul

Au total, quelque 306.000 volailles ont été abattues depuis la fin décembre dans 15 provinces (sur 81) de l'est, du centre, du sud-est et du nord-ouest où a été détecté le virus, a précisé le ministère de l'Agriculture, qui va poursuivre cette campagne.

Une douzaine de cas suspects sont examinés dans des hôpitaux du centre, du nord-ouest et de l'ouest du pays, selon l'agence semi-officielle Anatolie. S'ils se révélaient positifs, cela marquerait un nouveau signe de la progression du virus depuis les zones rurales et pauvres de l'est vers les zones occidentales industrialisées mitoyennes de l'Europe.

Lundi, un responsable local avait annoncé que le virus avait été identifié chez des oiseaux de Kusadasi, station balnéaire touristique au sud d'Izmir, en face de l'île grecque de Samos. Kusadasi est située à 1.650 kilomètres de Dogubeyazit, bourgade de l'extrême est où sont apparus début janvier les premiers cas humains de grippe aviaire en Turquie, tuant deux enfants d'une même famille. Un troisième enfant de cette famille est également décédé, mais les premiers tests n'ont pas révélé chez lui la présence du virus.

A Istanbul, la métropole aux portes de l'Europe, le virus a été détecté sur des oiseaux morts. Les tests sur 12 cas humains suspects se sont révélés négatifs. Les spécialistes avaient mis en garde la population à l'occasion de la fête musulmane du Sacrifice contre les transports d'animaux pouvant favoriser la propagation de la maladie, sans cependant arriver à les empêcher.

Traditionnellement, des centaines de milliers de moutons, vaches et taureaux sont acheminés des zones rurales vers les grandes villes pour être sacrifiés. Le bétail et les moutons peuvent transporter le virus sur leur peau ou leurs pattes s'ils ont côtoyé des volatiles infectés. D'après AFP

D'après AFP

 

(Image LCI : dans la région d'Ankara)

le 10 janvier 2006 à 09:24
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5 Commentaires

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  • Regis, le 11/01/2006 à 14h18

    Realité a tout a fait raison, la Turquie n'est pas au niveau sanitaire de l'Europe, et c'est un tres gros risque....

  • Fabrice, le 11/01/2006 à 01h36

    La réaction de "Realité" est totalement indigne, comment peut on profiter du malheur d'un pays et d'une crise sanitaire très grave pour dire non à la Turquie dans l'UE? Les gens comme lui (Villiers et Le Pen on eu le même genre de réaction) sont totalement immoral. Merci de me publier:!

  • Katia, le 10/01/2006 à 17h05

    Toutes les autorités nous mentent.selon leurs dires il n'y aurait pas de transmission du virus H5N1 d'homme à homme. Alors pourquoi autant de malades en si peu de temps !!!! Je pense qu'il faut se préparer au pire

  • Realité, le 10/01/2006 à 12h58

    Après les images de la triste réalité de l'état sanitaire des plus primitif de la Turquie qui peu encore vouloir qu'elle rejoigne la CEE !!!! regardons la réalité et arrêtons de faire n'importe quoi !

  • Vastre, le 10/01/2006 à 11h59

    Va-t-on nous affirmer que les frontières françaises sont aussi imperméables au virus H5N1 qu'au nuage toxique issu de Tchernobyl. Je ne suis pas certain que les citoyens seront enclins à le croire !

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