Grippe aviaire : un 6e décès en Chine, un cas suspect en Irak

le 18 janvier 2006 à 08h26 , mis à jour le 18 janvier 2006 à 14h07

Une femme de 35 est morte mercredi de la grippe aviaire en Chine. L'Irak craint pour sa part avoir enregistré un cas humain au Kurdistan. A Pékin, la communauté internationale a décidé de consacrer 1,9 milliard de dollars pour lutter contre l'épidémie.

Grippe aviaire : la Chine est-elle prête ?

Le virus H5N1 a fait une 6e victime en Chine : une femme âgée de 35 ans, originaire du village de Zhoujiaxiang, dans la province du Sichuan, qui est morte le 11 janvier, selon le ministère chinois de la Santé, cité par l'agence Chine Nouvelle. Il s'agit du 9e cas humain de grippe aviaire recensé en Chine.

Par ailleurs, les services sanitaires irakiens ont ouvert une enquête pour déterminer si la grippe aviaire pouvait être à l'origine du décès suspect d'une adolescente de 14 ans décédée à Soulaimaniyah, au Kurdistan, à la frontière avec la Turquie et l'Iran. Des échantillons ont été envoyés en Jordanie pour analyse. Les quatre membres de la famille de la fillette sont en bonne santé, selon les autorités sanitaires locales.

En Indonésie, le père de deux enfants morts d'une possible grippe aviaire a été hospitalisé pour des symptômes similaires. Des tests locaux avaient confirmé que l'un des enfants était décédé des suites de la grippe du poulet. Un troisième enfant de la fratrie est également hospitalisé. La famille vivait dans une zone où se trouvaient de nombreuses volailles et était entrée en contact avec des poulets morts. Douze personnes sont mortes de la grippe aviaire en Indonésie.

1,9 milliard de dollars

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La première offensive mondiale coordonnée contre la grippe aviaire sera dotée de 1,9 milliard de dollars, a annoncé mercredi le commissaire européen à la Santé Markos Kyprianou à l'issue de la conférence internationale de Pékin. Une somme qui s'ajoute à la ligne de crédits de 500 millions de dollars ouverte par la Banque mondiale pour les pays en difficulté.

Les Etats-Unis sont de loin le plus gros donateur, avec 334 millions de dollars promis, a précisé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), Bernard Vallat. Vient ensuite l'Union européenne, avec 250 millions (Commission européenne + contributions nationales des Etats membres), puis le Japon avec 135 millions. Parmi les pays membres de l'UE, la France et la Grande-Bretagne sont les plus gros contributeurs, avec respectivement 41,4 et 35 millions de dollars. Les bailleurs de fonds sont allés jusqu'en haut de la fourchette des besoins de financement identifiés par la Banque mondiale mais le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a estimé que "le montant demandé est faible comparé au coût d'une pandémie".

La priorité de cette action concertée va à la mise en place de réseaux de détection et d'intervention rapides, accompagnée de campagnes d'information de la population et de la dotation de fonds de compensation pour les paysans qui déclarent leurs poulets ou leurs canards malades. Des stocks de médicaments antiviraux devront être constitués en prévision d'une contagion humaine. L'argent pourra être placé dans un fonds géré par la Banque mondiale, être donné directement de pays à pays pour des programmes précis, ou bien aller aux organisations compétentes, soit l'OMS, la FAO (organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) et l'OIE (organisation mondiale de la santé animale). Ce sont ces organisations qui seront chargées du suivi des fonds affectés.

Sur le front de la lutte

  • Le fabricant de composants STMicroelectronics et les laboratoires Veredus ont annoncé mercredi développer actuellement un test de dépistage rapide du virus de la grippe aviaire, basé sur une puce électronique et qui pourra donner des résultats en une heure, à partir d'un prélèvement sanguin analysé par ordinateur. 
  • Le nouvel an lunaire, célébré à la fin du mois par plus d'un million de personnes en Chine et dans plusieurs pays d'Asie, va accroître les risques de propagation de la grippe aviaire, selon Joseph Domenech, chef des services de la santé animale au sein de l'organisation de l'Onu pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

(Image LCI : la conférence des donateurs à Pékin)

le 18 janvier 2006 à 08:26
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