
Cinq nouveaux cas humains de grippe aviaire ont été enregistrés en Turquie à l'issue de tests positifs, a annoncé lundi un responsable du ministère de la Santé à l'agence Anatolie. Cela porte à 14 le nombre total de personnes contaminées, dont deux sont décédées. Quatre des nouveaux cas recensés sont originaires du nord du pays, des provinces de Samsun, Kastamonu et Corum, tandis que le cinquième vient de Van, dans l'Est, où plusieurs cas ont déjà été signalés, a précisé ce responsable turc. Il n'a pas précisé si le virus en cause était le H5N1, qui a déjà tué officiellement 76 personnes, essentiellement en Asie.
Par ailleurs, 21 personnes suspectées d'être contaminées sont actuellement hospitalisées à Istanbul, selon la presse turque citant des responsables de la ville. Des prélèvements ont été effectués ; les résultats pourraient être connus dans la journée de ce lundi.
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Alors que les seuls cas mortels chez l'homme ont été pour l'instant enregistrés à l'extrémité orientale de la Turquie, de nouveaux cas chez des volailles semblaient indiquer dimanche une progression vers l'ouest. Des tests sur des poulets morts dans deux villages de la province de Zonguldak, au bord de la Mer noire et à quelque 1200 km à l'ouest des régions les plus affectées, y ont révélé la présence du virus, a déclaré le gouverneur de Zonguldak. "Aucune personne n'a été infectée" par la maladie, a-t-il dit.
Le gouverneur de la province de Yozgat, à environ 200 km à l'est d'Ankara, a lui aussi fait état du virus dans un village et de la possibilite d'infection de volailles dans trois autres localités. Dimanche, en soirée, le virus de la grippe aviaire, mais pas nécessairement dans sa forme H5N1, a également été détecté à Istanbul, dans le quartier de Kucukcekmece, sur le côté européen.
L'aggravation de la situation en Turquie a provoqué l'inquiétude d'autres pays. La Roumanie a lancé un appel au calme et étudie les risques pour son territoire. En Iran, le ministère de la Santé a demandé aux Iraniens d'éviter de se rendre en Turquie. L'Organisation mondiale de la santé a dépêché une équipe d'experts dans la région la plus touchée pour étudier les mesures prises et le risque de transmission du virus d'homme à homme. "Le potentiel de danger pour l'homme n'a pas changé", a déclaré un haut responsable de l'organisation qui estime qu'une cinquantaine de personnes pourraient y être atteintes en tout.
Photo d'ouverture : des équipes sanitaires donnant la chasse aux poulets suspects dans un village de Turquie - DR
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