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Sécheresse : de possibles coupures d'eau potable cet été


le 05 janvier 2006 à 11h54
Temps de lecture
3min
sécheresse canicule sol

Crédits : médiathèque de la Commission européenne

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SciencesLes pluies d'automne n'ont pas permis de recharger les nappes phréatiques, selon la ministre de l'Ecologie. Une "sécheresse historique" menace ainsi la France. Des coupures d'eau potable pourraient être envisagées cet été.

Après la sécheresse de 2005, la France doit se préparer à une nouvelle année 2006 très difficile, les pluies de l'automne ayant été loin d'être suffisantes pour recharger les nappes phréatiques. Conséquence : les pouvoirs publics pourraient être amenés à décider de coupures d'eau potable pendant la journée dans certaines villes, l'été prochain. "J'espère ne pas en arriver là, mais si la situation devait se révéler extrêmement tendue, il faudra le faire", a déclaré la ministre de l'Ecologie et du Développement durable, Nelly Olin, à l'issue d'un Comité national de l'eau.

Des mesures pourraient être annoncées fin mars, une fois estimé plus précisément le niveau des nappes phréatiques à la fin des pluies d'automne et d'hiver. Mais d'ores et déjà, "la situation et très inquiétante et nous n'avons pas aujourd'hui un grand optimisme", a-t-elle dit. Selon la ministre, 2006 pourrait être une année "très difficile, voire historique en matière de sécheresse". L'automne 2005 a été aride, alors que la France a déjà connu trois années de faibles précipitations. "Il manque entre un tiers et 50% des pluies sur une large partie du territoire. Seul le sud a été épargné en quantité, mais les pluies brutales contribuent mal à la recharge" des nappes phréatiques, a-t-elle souligné. "Même s'il devait pleuvoir d'une manière régulière jusqu'à fin mars, nous n'atteindrons pas une situation normale".

Les orages ne contribuent guère à restaurer les nappes car l'essentiel de l'eau ruisselle sur le sol. La neige est plus efficace mais "ne change pas la donne", puisque 10 cm de neige correspondent à 1 cm d'eau. Sur la période entre le 1er septembre et le 30 novembre, les "pluies efficaces" (celles qui regonflent les nappes souterraines) ont été inférieures à la moyenne calculée depuis 1946 sur la quasi-totalité du territoire. Une majorité de départements n'ont reçu que 30% ou moins des précipitations habituelles pour cette période de l'année. Dans le Poitou-Charentes, déjà très affecté par la sécheresse l'an dernier, le déficit pluviométrique est supérieur à celui de la célèbre année 1976. Le cours actuel de la Charente ne dépasse pas son niveau estival. Ailleurs, d'autres cours d'eau présentent une baisse de 20% à 70% de leur débit normal.

D'après AFP

photo : médiathèque de la Commission européenne

Commenter cet article

  • Pierre : Ne serait ce pas à cause du nombre important de centrales nucleaires qui consomment enormement d'eau que les nappes freatiques ne se reconstituent plus?

    Le 06/01/2006 à 13h25
  • Zizou : Quelles sont les villes concernées par ces futurs coupures d'eau potables? merci de me publier

    Le 05/01/2006 à 16h28
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