© INTERNEL'épidémie a touché 110.000 personnes, sur une population totale d'environ 700.000 habitants, et a provoqué directement ou indirectement 52 décès, selon un bilan rendu public vendredi par l'INVS. "Les scientifiques nous disent que le chikungunya n'est pas mortel, moi je veux en être sûr", a dit le ministre vendredi. "Pour 2005, il y a 396 décès de plus qu'en 2004 et ce ne serait pas dû au chikungunya selon l'INVS. J'ai donc demandé à Gilles Brücker (patron de cet organisme) de reprendre tous les bulletins de décès pour vérifier", a commenté Xavier Bertrand.
Ce travail d'analyse devra également porter sur 2006, année regroupant l'essentiel des cas : près de 100.000 contre près de 12.000 en 2005. Alors qu'en 2005 aucun certificat de décès ne mentionnait le chikungunya, depuis janvier 2006, sur 52 certificats, 48 ont retenu le chikungunya comme cause associée (par exemple à une maladie invalidante comme le cancer...) et 4 comme cause principale. Un maximum d'informations doit être recueillis sur ces quatre cas, a notamment dit le ministre. "J'ai donné le feu vert pour développer et faire des tests sanguins pour savoir quel pourcentage de la population est véritablement contaminée", a-t-il précisé. Ces tests de détection des anticorps, marque d'une rencontre avec le virus, vont commencer "dès aujourd'hui, avec l'accord des patients", notamment des femmes enceintes, et ce "sans aucune restriction de moyens", a ajouté le ministre.
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Actuellement, avec 110.000 cas recensés au 12 février, la proportion de la population touchée est en gros de 15%, selon le ministère, pour une population totale d'environ 700.000 habitants. "Personne ne peut dire si on atteint le pic de l'épidémie" et cette enquête de séroprévalence devrait contribuer à répondre à cette question, selon Xavier Bertrand. Selon lui, "personne ne pouvait prédire une telle explosion (...) C'est la première fois sur la planète qu'une telle épidémie de chikungunya est relevée". "Il y aura 3.600 personnes au 27 février engagées dans l'éradication du moustique", vecteur de cette maladie, a par ailleurs indiqué Xavier Bertrand. Il a souligné qu'au tout début de la semaine prochaine, une mission de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sera sur place.
Le chikungunya ("homme courbé" en swahili) se traduit par une forte fièvre (plus de 39°C) et des douleurs dans les articulations. Aucun vaccin ou traitement préventif médicamenteux n'est disponible contre cette affection transmise par un moustique.
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