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Un enfant de dix ans, mort le 13 janvier dernier à La Réunion, a été victime du virus du chikungunya, ce qui constitue le premier décès directement lié à cette maladie, a annoncé vendredi l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH). Mais cela ne suffit pas pour "affirmer que cette maladie est devenue mortelle", selon deux hauts responsables sanitaires cités par la presse locale. "il n'y a pas la certitude scientifique qu'il soit directement à l'origine du décès", a expliqué le Pr Didier Houssin, directeur général de la santé au Quotidien de la Réunion.
26 personnes sont mortes dans l'île depuis le début de l'épidémie, mais seul le cas d'un enfant de dix ans, décédé 24 heures après son hospitalisation pour une forte fièvre, "peut être directement lié à la maladie", avait déclaré vendredi le directeur de l'ARH, Antoine Perrin. "Nous n'avons pas d'autres éléments que le chikungunya pour expliquer le décès", avait-t-il précisé, les tests biologiques effectués après sa mort et un examen par scanner n'ayant pas révélé d'autres pathologies. "Les parents de l'enfant ayant refusé une autopsie, il s'agit d'un diagnostic par défaut", a précisé le Dr Perrin.
Selon le directeur de l'ARH, les "25 autres décès sont indirectement liés à la maladie puisqu'il s'agissait de personnes ayant une pathologie grave qui a été augmentée par le chikungunya". Quand une personne a une maladie grave et qu'elle a par dessus, avec l'été austral, une déshydratation et une infection virale comme le chikungunya, cette maladie associée va provoquer des troubles qui peuvent aller jusqu'à la mort", a expliqué le Dr Perrin.
Appelant les Réunionnais à "ne pas s'alarmer", le directeur de l'ARH a souligné que "la grippe en métropole fait beaucoup plus de décès que le chikungunya quand elle touche des personnes âgées". Il a annoncé la mise en place d'un "Comité scientifique" composé de cliniciens, d'entomologistes, d'épidémiologistes pour "étudier tous les cas de décès pour lesquels, directement ou indirectement, le chikungunya est en cause". Ce comité devra déterminer "selon les critères scientifiques quels sont les éléments qui permettent ou non d'impliquer la maladie". Selon les autorités sanitaires, 50.000 personnes, soit 7% de la population de l'île, ont été contaminées par le chikungunya, dont 45.000 depuis la mi-décembre.
15 cas à l'Ile Maurice |
photo : TF1
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