Grippe aviaire : des prélèvements sont nécessaires en France

Par Par Matthieu DURAND, le 15 février 2006 à 16h38 , mis à jour le 15 février 2006 à 22h16

Le gouvernement a décidé mercredi le confinement général des oiseaux élevés en plein air sur l'ensemble du territoire, comme l'ont recommandé des experts la veille. Philippe Dubois, ornithologue à LPO, appelle également à effectuer des prélèvements sur les oiseaux migrateurs présents en France.

CygnesLe jeune photographe français Vincent Munier est invité d'honneur du Festival, avec son exposition sur l'île japonaise d'Hokkaïdo. Ici, un envol de cygnes (photo : Vincent Munier). © INTERNE

Face au risque d'arrivée de la grippe aviaire en France, le gouvernement a décidé mercredi le confinement général des oiseaux et des volailles élevés en plein air ou détenus par des particuliers sur l'ensemble du territoire. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a estimé mardi dans un nouvel avis sur la grippe aviaire que la France présentait "un risque aggravé de contamination" des oiseaux et a recommandé le confinement des volailles lorsqu'il est "possible".

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Jusqu'à présent, les volailles auparavant élevées en plein air (environ 17% du total des volailles françaises) étaient déjà confinées dans 58 des 96 départements métropolitains, dans le cadre du plan de lutte contre une éventuelle pandémie de grippe aviaire. "Le système de prévention français [contre un risque d'épizootie de grippe aviaire] est bon", indique à tf1.fr Philippe Dubois, ornithologue à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), "mais il pourrait être renforcé". Allant plus loin que l'Afssa, le spécialiste préconise "le confinement total des volailles, notamment des élevages industriels".

Par ailleurs, il appelle le ministère de l'Ecologie à allouer des fonds aux ONG spécialisées dans l'observation et l'étude des oiseaux pour capturer des oiseaux migrateurs sur leurs lieux de rassemblement en France et effectuer des prélèvements fécaux, en association avec des épidémiologistes. Objectif : connaître l'importance de la présence éventuelle du virus H5N1 dans ces populations de migrateurs. "Il y a 250 ‘bagueurs' en France" capables de prendre part à ces captures et analyses, affirme Philippe Dubois. En Camargue, où des tests sont menés, "rien n'a été trouvé", précise-t-il. Outre la Camargue, d'autres zones sont placées sous surveillance : les grandes baies de la façade Atlantique, de Normandie et de Picardie.

"Pas assez de recul"

Des volatiles malades ont été retrouvés en Europe du Sud mais pas en France. Les migrateurs s'arrêteraient-ils aux frontières, comme le nuage de Tchernobyl en 1986, demandent certains Internautes méfiants de tf1.fr ? Il y a de nombreux organismes indépendants en France et ils font leur travail honnêtement, insiste Philippe Dubois. "Les études menées par la fédération indépendante Birdlife International montrent qu'il y a des zones en permanence touchées par le virus, comme celle du delta du Danube, et d'autres endroits où l'on ne trouve pas le H5N1", relève le spécialiste. "Pourquoi ? On ne sait pas. Nous n'avons pas assez de recul, poursuit-il. Statistiquement, on va bien trouver un oiseau atteint du H5N1 en France. Mais il n'y a pas de quoi s'alarmer : ce serait plus inquiétant si on trouvait des centaines d'oiseaux morts, atteints du virus."

L'expert de la LPO constate que les oiseaux porteurs du virus trouvés en Europe sont souvent des cygnes. "J'ai l'impression que les cygnes, les canards et les oies sont plus sensibles au virus que les autres oiseaux mais ce n'est qu'une hypothèse", pointe-t-il. Par ailleurs, les volatiles récemment découverts ne viennent pas d'Afrique mais d'Europe de l'Est, comme ceux découverts à l'automne dernier.

photo : archives AFP

Par Par Matthieu DURAND le 15 février 2006 à 16:38
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6 Commentaires

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  • Combes, le 17/02/2006 à 19h28

    JE PENSE QU'IL FAUT VRAIMENT ETRE PREOCCUPE PAR LA GRIPPE AVIAIRE. NON PAS POUR LES VOLAILLES. MAIS IMAGINONS, IL Y AURA DES OISEAUX MORTS ET LA PAS DE DOUTE. DES OISEAUX SERONT MANGES PAR DES ANIMAUX DOMESTIQUES. OR NOUS SAVONS PAR EXPERIENCE QUE LA GRIPPE AVIAIRE SE TRANSMET A L'HOMME. OR POURQUOI PAS AUX ANIMAUX DOMESTIQUES TELS QUE LES CHATS ET CHIENS ET QUI LE TRANSMETTRONT A LEUR TOUR AUX HOMMES. ARRETONS DE BANALISER LES EVENEMENTS DE CET IMPORTANCE. NON PAS AU NIVEAU DES POLITIQUES MAIS SURTOUT AU NIVEAU DES FRANCAIS.

  • Lea, le 15/02/2006 à 18h49

    J'ai appelé la mairie après avoir trouvé un oiseau mort dans mon jardin, on m'a envoyée balader!

  • Gerard, le 15/02/2006 à 16h21

    Comment stopper la grippe aviaire ou toute les autres maladies bizzare comme la vaches folles, j'en passe et des meilleurs ? arreter tout simplement l'élevage intensif. Les animaux ont subit des mutations genetique a force de se voir elevés en batterie et bourrés d'aliments de synthèse pendant des années. mais ca personne n'en parle car c'est "économiquement incorrect"

  • BRIGITTE, le 15/02/2006 à 12h32

    Il faut arrêter de mettre la pression, nous s'avons quelle arrive cette grippe. Merci aux chercheurs de CHERCHER et au gouvernement de DEBLOQUER DES FONDS, car en cette grippe + les moustiques à la REUNION, le gouvernement à intérêt à ce BOUGER et VITE Merci de me publier et bonne journée. BB

  • Pacal, le 15/02/2006 à 09h41

    Du poulet sans plume pour pouvoir les élever en Afrique. Même si "" c'est bizarre et cela ressemble au problème des OGM ça permet de nourrir ce continent!!!

  • SIMONNEAU Anne-Marie, le 14/02/2006 à 18h46

    Le poulet : symbole ? Est-il complètement délirant de penser que si c'est par l'animal que passe le mépris de la vie de chaque espèce, c'est aussi par l'animal que le retour dudit mépris se fait à l'égard de l'homme, le plus grand prédateur de toutes les espèces. Le poulet ? pourquoi pas ? laissons simplement notre regard planner au-dessus d'un élevage industriel en batterie de poulets : atrophiés, asphyxiés l'été, etc... et cette dernière trouvaille qui consiste à créer des poulets sans plumes... Le poulet ? Le symbole de quelque chose de tordu dans notre fonctionnement ? dans notre humanité ? Anne-Marie

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