Le jeune photographe français Vincent Munier est invité d'honneur du Festival, avec son exposition sur l'île japonaise d'Hokkaïdo. Ici, un envol de cygnes (photo : Vincent Munier). © INTERNEFace au risque d'arrivée de la grippe aviaire en France, le gouvernement a décidé mercredi le confinement général des oiseaux et des volailles élevés en plein air ou détenus par des particuliers sur l'ensemble du territoire. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a estimé mardi dans un nouvel avis sur la grippe aviaire que la France présentait "un risque aggravé de contamination" des oiseaux et a recommandé le confinement des volailles lorsqu'il est "possible".
![]() |
| Lisez notre dossier |
Jusqu'à présent, les volailles auparavant élevées en plein air (environ 17% du total des volailles françaises) étaient déjà confinées dans 58 des 96 départements métropolitains, dans le cadre du plan de lutte contre une éventuelle pandémie de grippe aviaire. "Le système de prévention français [contre un risque d'épizootie de grippe aviaire] est bon", indique à tf1.fr Philippe Dubois, ornithologue à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), "mais il pourrait être renforcé". Allant plus loin que l'Afssa, le spécialiste préconise "le confinement total des volailles, notamment des élevages industriels".
Par ailleurs, il appelle le ministère de l'Ecologie à allouer des fonds aux ONG spécialisées dans l'observation et l'étude des oiseaux pour capturer des oiseaux migrateurs sur leurs lieux de rassemblement en France et effectuer des prélèvements fécaux, en association avec des épidémiologistes. Objectif : connaître l'importance de la présence éventuelle du virus H5N1 dans ces populations de migrateurs. "Il y a 250 ‘bagueurs' en France" capables de prendre part à ces captures et analyses, affirme Philippe Dubois. En Camargue, où des tests sont menés, "rien n'a été trouvé", précise-t-il. Outre la Camargue, d'autres zones sont placées sous surveillance : les grandes baies de la façade Atlantique, de Normandie et de Picardie.
"Pas assez de recul"
Des volatiles malades ont été retrouvés en Europe du Sud mais pas en France. Les migrateurs s'arrêteraient-ils aux frontières, comme le nuage de Tchernobyl en 1986, demandent certains Internautes méfiants de tf1.fr ? Il y a de nombreux organismes indépendants en France et ils font leur travail honnêtement, insiste Philippe Dubois. "Les études menées par la fédération indépendante Birdlife International montrent qu'il y a des zones en permanence touchées par le virus, comme celle du delta du Danube, et d'autres endroits où l'on ne trouve pas le H5N1", relève le spécialiste. "Pourquoi ? On ne sait pas. Nous n'avons pas assez de recul, poursuit-il. Statistiquement, on va bien trouver un oiseau atteint du H5N1 en France. Mais il n'y a pas de quoi s'alarmer : ce serait plus inquiétant si on trouvait des centaines d'oiseaux morts, atteints du virus."
L'expert de la LPO constate que les oiseaux porteurs du virus trouvés en Europe sont souvent des cygnes. "J'ai l'impression que les cygnes, les canards et les oies sont plus sensibles au virus que les autres oiseaux mais ce n'est qu'une hypothèse", pointe-t-il. Par ailleurs, les volatiles récemment découverts ne viennent pas d'Afrique mais d'Europe de l'Est, comme ceux découverts à l'automne dernier.
photo : archives AFP
Retour MYTF1

Chargement en cours...




