
Un tiers du département de l'Ain est passé vendredi en zone de surveillance, après la découverte de cinq nouveaux cas suspects de grippe aviaire sur des cygnes, a indiqué le préfet de l'Ain, Michel Fuzeau. Toute la région de la Dombes, une partie de la Bresse et un couloir en direction de la vallée de l'Ain sont concernés par la mesure, a-t-il précisé. Parmi les cas suspects, plusieurs se trouvaient autour de la commune de Versailleux, où au moins 400 dindes ont trouvé la mort par maladie dans un élevage confiné.
Concernant cet élevage, le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau a indiqué vendredi matin que les dindes mortes étaient bien porteuses du "virus H5 hautement pathogène". Les résultats définitifs, attendus tôt samedi matin, devraient préciser s'il s'agit du H5N1. "Nous sommes en train d'étudier très attentivement ce qui a pu se passer dans cet élevage. C'est partant de cette analyse que nous serons éventuellement amenés à adapter nos dispositifs et à les renforcer", a déclaré pour sa part Dominique de Villepin, qui assistait à un exercice de simulation à Lyon (cliquez ici pour lire l'article).
Les 11.000 dindes de l'élevage ont alors été euthanasiées conformément aux procédures prévues. Leurs carcasses devaient être transportées vers une usine d'équarissage située à Viriat (Ain) tandis que la ferme devait être désinfectée. "Une enquête vétérinaire est en cours avec l'appui de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), qui servira pour l'avenir afin de déterminer l'origine" du virus, a indiqué le préfet. Les propriétaires de l'élevage devraient recevoir rapidement un traitement préventif à base d'antiviral Tamiflu. Un vétérinaire sanitaire et un technicien en électricité venus dans l'exploitation sont également concernés par ces mesures. "Ce qui nous inquiète c'est que l'élevage se situe dans le périmètre de protection que nous avions mis en place pour le premier canard" porteur du virus H5N1, a déclaré Dominique Bussereau sur France 2.
Inquiétudes
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Deux premiers cas français du virus H5N1 ont déjà été établis samedi et mercredi soir, également dans l'Ain, mais il s'agissait de canards sauvages et non de volailles d'élevage. Une quarantaine de cadavres d'oiseaux sauvages suspects, ramassés dans plusieurs régions, sont actuellement examinés dans les six laboratoires régionaux spécialisés. Dernier en date, le cadavre d'un oiseau aquatique sauvage porteur du virus H5 a été détecté dans un étang à Hériménil, près de Lunéville, en Meurthe-et-Moselle. Après résultats définitifs des analyses, il ne s'agissait pas du virus H5N1. Même cas de figure pour un cygne retrouvé mort à Avon (Seine-et-Marne) la semaine dernière.
Vaccination ou confinement ? |
photo : l'élevage de dindes, à Versailleux (Ain)
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