H5N1 : 5 nouveaux cas suspects dans l'Ain, la surveillance étendue

le 24 février 2006 à 08h33 , mis à jour le 24 février 2006 à 22h07

Cinq cygnes suspectés d'être porteurs du H5N1 ont été découverts dans l'Ain. Un tiers du département est désormais sous surveillance. Les dindes de Versailleux étaient bien porteuses du H5... mais on attend encore les résultats pour savoir s'il s'agissait de la souche H5N1, transmissible à l'homme.

Grippe aviaire

Un tiers du département de l'Ain est passé vendredi en zone de surveillance, après la découverte de cinq nouveaux cas suspects de grippe aviaire sur des cygnes, a indiqué le préfet de l'Ain, Michel Fuzeau. Toute la région de la Dombes, une partie de la Bresse et un couloir en direction de la vallée de l'Ain sont concernés par la mesure, a-t-il précisé. Parmi les cas suspects, plusieurs se trouvaient autour de la commune de Versailleux, où au moins 400 dindes ont trouvé la mort par maladie dans un élevage confiné.

Concernant cet élevage, le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau a indiqué vendredi matin que les dindes mortes étaient bien porteuses du "virus H5 hautement pathogène". Les résultats définitifs, attendus tôt samedi matin, devraient préciser s'il s'agit du H5N1. "Nous sommes en train d'étudier très attentivement ce qui a pu se passer dans cet élevage. C'est partant de cette analyse que nous serons éventuellement amenés à adapter nos dispositifs et à les renforcer", a déclaré pour sa part Dominique de Villepin, qui assistait à un exercice de simulation à Lyon (cliquez ici pour lire l'article).

Les 11.000 dindes de l'élevage ont alors été euthanasiées conformément aux procédures prévues. Leurs carcasses devaient être transportées vers une usine d'équarissage située à Viriat (Ain) tandis que la ferme devait être désinfectée. "Une enquête vétérinaire est en cours avec l'appui de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), qui servira pour l'avenir afin de déterminer l'origine" du virus, a indiqué le préfet. Les propriétaires de l'élevage devraient recevoir rapidement un traitement préventif à base d'antiviral Tamiflu. Un vétérinaire sanitaire et un technicien en électricité venus dans l'exploitation sont également concernés par ces mesures. "Ce qui nous inquiète c'est que l'élevage se situe dans le périmètre de protection que nous avions mis en place pour le premier canard" porteur du virus H5N1, a déclaré Dominique Bussereau sur France 2

Inquiétudes

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"Il y a de l'inquiétude, on est dans l'attente de la confirmation de la présence du virus. On attend aussi de voir quelles mesures seront mises en place pour assurer notre sécurité et éviter la propagation de la grippe aviaire", a indiqué Gérard Branchy, le maire de Versailleux. Les dindes, qui étaient élevées confinées, ont peut-être été contaminées "par des fientes de canard sauvage déposés sur de la paille" utilisée comme litière, selon un communiqué de la Fédération des industries avicoles (FIA).

INFOS PRATIQUES

INFO'GRIPPE AVIAIRE :
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au samedi de 8h à 20h

Site Internet interministériel
sur la grippe aviaire


Deux premiers cas français du virus H5N1 ont déjà été établis samedi et mercredi soir, également dans l'Ain, mais il s'agissait de canards sauvages et non de volailles d'élevage. Une quarantaine de cadavres d'oiseaux sauvages suspects, ramassés dans plusieurs régions, sont actuellement examinés dans les six laboratoires régionaux spécialisés. Dernier en date, le cadavre d'un oiseau aquatique sauvage porteur du virus H5 a été détecté dans un étang à Hériménil, près de Lunéville, en Meurthe-et-Moselle. Après résultats définitifs des analyses, il ne s'agissait pas du virus H5N1. Même cas de figure pour un cygne retrouvé mort à Avon (Seine-et-Marne) la semaine dernière.

Vaccination ou confinement ?

La totalité des élevages de canards et d'oies de Vendée et Loire-Atlantique ont renoncé vendredi à la vaccination au profit du confinement, selon les services vétérinaires. La vaccination préventive prévue par le gouvernement concernait les élevages de plus de 100 canards ou oies, situés à proximité des zones humides fréquentées par les oiseaux migrateurs et n'ayant pas la possibilité de confiner leurs volailles. Une mesure critiquée par les syndicats agricoles et la chambre d'agriculture de Loire-Atlantique qui avaient tous incité les éleveurs à trouver des solutions de confinement. Un seul autre département est concerné par cette mesure, celui des Landes, où quelque 148 élevages, représentant 600.000 canards, sont situés dans des zones humides fréquentées par les migrateurs. La campagne de vaccination commencera lundi dans ce dernier département. 

photo : l'élevage de dindes, à Versailleux (Ain)

le 24 février 2006 à 08:33
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16 Commentaires

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  • Paul tergeist, le 24/02/2006 à 11h50

    Le confinement a-t-il été effectivement assuré dans cet élevage? Parce qu'on voudrait savoir pourquoi on va payer. Et puis,si en plus l'éleveur fait du hors-piste ...

  • Steph, le 24/02/2006 à 11h47

    La directive Europeenne 1992/40/CEE définie clairement les mesures à prendre en cas de grippe aviaire sur l'ensemble du territoire de l'Union Europeenne. Je m'étonne de ne voir nulle part référence a ce document, ni de la part des journalistes, ni de la part du gouvernement. Y a t-il volonté de récupération ou incapacité professionnelle?

  • Alain, le 24/02/2006 à 11h31

    Si on veut confiner efficacement les volailles ça veut dire un confinement total avec des mesures de décontamination pour les personnes et des matériels qui entrent et sortent des locaux, des systèmes de filtation de l'air arrêtant les particules virales, bref des aménagements dignes d'un labo de virologie et hors de portée des éleveurs. Le H5N1 est une réalité et encore une fois les politiques ont des discours rassurants et irréalistes uniquement dictés par des soucis de fric. La France ne fera pas exception à la règle à partir du moment où son territoire est survolé par les migrateurs il est obligatoire que des oiseux contaminés se posent et lachent leurs fiantes en France donc ce virus va contaminer certains élevages, rien ne pourra l'empêcher.. Maintenant halte à la psychose, H5N1 ne se transmet à l'homme que dans des cas particuliers ou il y a contact avec de fortes concentrations de virus, mais tant qu'il n'a pas muté pour pouvoir infecter massivement l'homme le danger est très faible.. Les crises se succèdent (tchernobyl n'est pas si loin) et il est affligeant de voir qu'à chaque fois les politiques font de la gesticulation imbécile, et prennent les gens pour des c... en leur cachant la réalité comme on le ferait pour un gamin. Il est à croire que seuls ces messieurs les politiques se croient intelligents, mais les français ne sont pas tous des demeurés et des idiots, ils savent aussi réagir de manière responsable à des situations de crise.. A force de mentir pour être rassurants et surtout péserver leur image dans un but uniquement électoraliste, les politiques ont perdu toute la confiance des français

  • Nicolas, le 24/02/2006 à 11h13

    Ce qui est édifiant c'est l'énorme inquiétude que cela provoque pour notre filière agricole, il me semble qu'en France l'agriculure est plus importante que la santé publique. C'est bien inquiétant pour la suite tout de même, pour préserver les ventes de volailles certains sont surement prêt à taire beaucoup de choses alors que le vrai problême à court ou moyen terme c'est le risque de pandémie humaine ne l'oubliont pas, plus la forme aviaire sera répandue dans le monde plus le risque de mutation vers une forme transmissible entre homme est grand. Donc j'éspère que si des mesures rapides et radicales sont à prendre le ministère de la santé aura le dessus sur celui de l'agriculure....

  • Maxime, le 24/02/2006 à 10h46

    Ecoutez je pose une question si tf1 ou qqun du forum pouvez répondre, les tigres en indes sont mort après avoir mangé des poulets atteitn du H5N1, nos chats qui attrapent des oiseaux peuvent donc manger l'oiseau atteint du H5N1. Peut-il alors etre contaminé? Et pourra t'il contaminer l'humain car on peut embrasser son chat, le caresser, on sera donc face à une véritable bombe à retardement non? merci de répondre

  • John, le 24/02/2006 à 10h42

    A Manu : attendons de connaitre les resultats de l'enquete (probablement tres serieusement menee) qui nous donnera probablement les raisons de cette contamination : accident, maladresse, 'sabotage' ? ....

  • Arno, le 24/02/2006 à 10h32

    Le confinnement ne semble pas être efficace... Par contre les milliers de pigeons qui peuplent nos villes, qui croisent des oiseaux migrateurs (étourneaux par exemple), qui défequent en quantité (idem pour les étourneaux), les pigeons donc, eux ne posent pas de problème !!! De qui se moque t'on ? Nos dirigeants nous prennent ils vraiment pour des imbéciles en voulant nous faire croire que des volailles, enfermées dans des poulaillers grillagés (la peur du goupil) posent plus de problèmes que les pigeons, les mouettes ... Et les flammands roses de Camargue, M. de Villepin compte il aussi les confiner

  • Jim, le 24/02/2006 à 10h30

    A considerer les animaux que nous offre la nature comme des produits de consommation, source de profit, il est normal et juste que la nature se manifeste. Quand on ne respecte pas la Vie, meme celle d'une poule, un jour on paye. Dommage que ce soit ceux qui n'ont fait qu'adherer au syteme qui payent et non ceux qui l'on fait...

  • LB, le 24/02/2006 à 10h14

    C'est quoi ce H5N1,j'en suis sur que c'est un gaz qui détruit sans qu'on s'en aperçois,l'humain s'auto détruit chaque jour a cause de la concurrence , il est trop tard pour remettre de l'ordre dans ce monde la pollution régne le désordre total la maladie de l'argent!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! lb de lille .

  • Maddy, le 24/02/2006 à 10h00

    Certains nous disent que le gouvernement est trop précautionneux. la preuve en est que NON. Il est très important de nous informer, afin que le consommateur ne perde pas confiance en la qualité des volailles. Tant que j'aurai l'impression d'être bien informée sur les garanties sanitaires apportées par nos eleveurs et par l'agence sanitaire se sera Poulet a gogo... Sinon j'arréterai et passerai au poisson.

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