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Une méningite révélée tardivement à Drancy

Edité par
le 28 février 2006 à 10h08
Temps de lecture
3min
Vaccination massive contre la méningite C

PUY-DE-DOME, 16 janvier - Après la découverte en 2001 de 18 cas de méningite C, dont 4 mortels, dans le Puy-de-Dôme, les autorités sanitaires françaises lancent une vaste campagne de vaccination auprès de 80.000 personnes. / Crédits : INTERNE

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SciencesLe député-maire de Drancy déplore qu'un cas de méningite chez une écolière n'ait été révélé que quatre jours après le diagnostic. Selon lui, ce délai a mis en danger les autres élèves de l'école. Préfecture et rectorat rejettent les accusations.

Jean-Christophe Lagarde fulmine. Le député-maire de Drancy a appris lundi en fin d'après-midi qu'un garçon de CE1 à l'école Cristino Garcia avait été hospitalisé à l'hôpital Robert Debré quatre jours plus tôt pour la forme la plus virulente et la plus dangereuse de la méningite. Selon le député-maire, joint par tf1.fr/lci.fr, 23 enfants de la classe du petit malade et les enseignants en contact ont été traités préventivement, ainsi que deux autres enfants fréquentant la famille. "La DDASS me dit qu'il n'est pas nécessaire de traiter les autres enfants de l'école, pourquoi ?", demande-t-il.

Selon lui, l'élève malade, âgé de 7 ans et demi, a un frère en CM1 et l'école primaire fait partie d'un ensemble scolaire fréquenté par 660 enfants "qui partagent la même cour, le même préau et la même cantine". Quoi qu'il en soit, Jean-Christophe Lagarde estime qu'un laps de temps précieux a été perdu. "C'est une méningite qui est suspectée en une ou deux heures et confirmée en 24 heures, on devait le savoir vendredi et l'école a été ouverte vendredi, samedi matin et lundi", s'étonne le député UDF.

Demande d'enquête

"Pendant quatre jours, il ne s'est rien passé alors qu'il y avait un risque de contagion très important", s'indigne Jean-Christophe Lagarde qui comptait évoquer l'affaire à l'Assemblée mardi après-midi et "exige" du gouvernement une enquête. "J'ai l'impression que cette affaire a été traitée de manière très administrative, estime-t-il, et que les parents, les enseignants, les médecins de la ville et moi-même n'avons pas été pris pour des adultes responsables." "On n'a rien su de ce cas de méningite alors qu'on s'occupe des poulets et des cygnes touchés par la grippe aviaire et qu'on s'est tardivement occupé du chikungunya à l'île de la Réunion", ajoute-t-il.

Mardi après-midi, la préfecture de Seine-Saint-Denis a estimé que "les procédures prévues par les directives de santé publique ont été respectées à la lettre, les services de l'Etat concernés DDASS et Inspection Académique ont parfaitement rempli leur mission". Le rectorat de Créteil a quant à lui "démenti tout dysfonctionnement" de la part des services de l'Education nationale.

Retour à la normale jeudi

"Les signes cliniques observés à l'arrivée de l'enfant (jeudi) ne permettaient pas à l'équipe médicale de poser un diagnostic précis", indique la préfecture, qui explique que la maladie n'a été détectée avec certitude que le lundi. Une enquête a permis de déterminer qui avaient eu un contact à risque avec l'enfant.

Jean-Christophe Lagarde a décidé mardi de conseiller aux parents de quatre écoles de garder les enfants à la maison, dans la mesure du possible. Un accueil est mis en place, avec une présence de médecins scolaires, pour les autres enfants. Le député-maire espère pouvoir rouvrir l'école jeudi matin, une fois que le risque médical pourra être raisonnablement écarté.

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  • Rvbelem : La grippe aviaire est très importante pour nos politiques, il faut prendre soin des agriculteurs-fonctionnaires qui vivent grace à la PAC. Pour le chikungunya ça ne concerne que 700.000 Réunionnais. Cette île est loin de la métropole, le problème sera traité plus tard. Quand au cas unique de méningite dans le "9-3" les fonctionnaires de l'Education Nationale sont certainement préoccupés par d'autres problèmes. La France est rentrée dans une phase de décadence aigue. Faites vos jeux , rien ne va plus".

    Le 28/02/2006 à 11h48
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