Plus de 80 dauphins échoués sur les côtes du Sud-Ouest

le 21 février 2006 à 16h23 , mis à jour le 21 février 2006 à 16h41

Plus de 80 cadavres de petits cétacés, surtout des dauphins communs, se sont échoués en trois jours sur les côtes situées entre la Loire-Atlantique et les Landes. Une majorité comportait des traces de captures accidentelles dans des engins de pêche. C'est dix fois plus que la normale.

dauphins bordeaux

Le Centre de Recherche sur les Mammifères Marins de La Rochelle déplore depuis trois jours la mort de 80 petits cétacés sur les côtes situées entre la Loire-Atlantique et les Landes. "Parmi les animaux directement examinés par le réseau de correspondants du CRMM, une majorité comportait des traces de captures accidentelles dans des  engins de pêche", a précisé Olivier Van Canneyt, le coordinateur RNE (Réseau National d'observation des Echouages).

Selon M. Van Canneyt, il s'agit essentiellement de dauphins communs, l'espèce la plus commune dans le golfe de Gascogne mais aussi de dauphins bleu et blanc et grands dauphins, espèces abondantes plus au large, ainsi que quelques marsouins, une espèce côtière. Les animaux ont été découverts entre le 18 et le 21 février sur les plages des Landes (plus d'une trentaine), de Gironde (une vingtaine), de Vendée (une  vingtaine) et de Charente-Maritime (une dizaine), a-t-il précisé ajoutant que le phénomène se poursuivait toujours.

40 000 cétacés tués

L'événement actuel "correspond à dix fois le niveau normal d'échouage pour cette saison", ajoute-t-il précisant que "des interactions avec les chaluts pélagiques sont aujourd'hui connues par les spécialistes". L'échouage de mammifères marins est un processus observé en permanence et depuis plusieurs jours, des vents forts de secteur ouest observés sur la façade atlantique ont pu favoriser les échouages, a estimé le spécialiste. Au cours d'une année normale (sans échouages multiples), le CRMM enregistre  environ 200 échouages sur la façade atlantique.

Mais les échouages ne donnent qu'une vue partielle de ce qui se produit  réellement en mer et le "nombre de dauphins trouvés échoués ne représente qu'une  fraction de ceux morts en mer", précise M. Van Canneyt. En l'absence d'informations sur "le nombre réel d'animaux morts dans des  opérations de pêche" il est donc difficle pour les spécialistes "d'évaluer réellement l'impact de la mortalité accidentelle devenue récurrente",  ajoute-t-il. Quelques campagnes d'observations ont permis de donner un ordre de grandeur  d'environ 40.000 dauphins et autres espèces de petits cétacés vivant dans les  eaux du Golfe de Gasgogne.

D'après AFP

(Image d'archive)

le 21 février 2006 à 16:23
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3 Commentaires

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  • LB, le 24/02/2006 à 10h18

    AUCUN RESPECT DE CETTE PLANETE, les bateaux qui coule et qui pollue l'humain va le payer tres tres chere lb de lille .

  • MARIKA LETORT, le 22/02/2006 à 13h37

    C'est bien dommage d'en arriver là, car la biodiversité de nos océans contribue à la sauvegarde de notre vie aussi.Si la chaîne est rompue à cause de la pêche industrielle ou des pêcheurs ne respectant pas les conventions, un moment donnée nous allons souffrir de l'absence de certaines cétaces et des mammifères marins,sans parler de la nourriture qui permet aux pauvres gens de s'alimenter dans certains pays, qui n'ont que ça.....

  • Arnaud, le 22/02/2006 à 09h11

    C'est triste de ne pas avoir de solutions pour éviter cela. Les pêcheurs n'ont-ils pas les moyens pour éloigner les dauphins (ultra-sons...) ?

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