© INTERNELe chikungunya fait des ravages à La Réunion, où il a touché 157.000 personnes depuis mars 2005, 77 décès étant "directement ou indirectement" imputables à la maladie, selon l'Institut national de veille sanitaire. A tel point que la crise sanitaire est d'ores et déjà devenue en métropole une crise politique, et que Dominique de Villepin se rend ce week-end dans l'île pour marquer l'implication du gouvernement dans la lutte (lire : "Villepin à La Réunion pour désamorcer la polémique"). Mais le virus lui-même semble déjà présent en territoire métropolitain. C'est ce qu'a indiqué samedi François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Pitié-Salpêtrière, sur Europe 1.
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"Aucun risque de contagion en métropole"
Il a estimé "possible" qu'il y ait d'autres cas en France, au delà de la trentaine détectés dans son service. "Il est vraisemblable que si on en voit à la Pitié-Salpêtrière, on en voit dans d'autres services parisiens et dans d'autres services de maladies infectieuses ou pas du territoire métropolitain", a-t-il indiqué. On savait déjà que le moustique vecteur de la maladie à La Réunion, l'Aedes albopictus, est aussi présent en France métropolitaine, notamment entre Nice et Menton (lire : "Le moustique présent en métropole"). Mais un spécialiste de la lutte contre les moustiques interrogé par lci.fr estimait le risque d'épidémie "quasi-nul" car "pour qu'il y ait épidémie, il faut beaucoup de moustiques et beaucoup d'hôtes."
"Il n'y a aucun risque de contagion en France (métropolitaine) à l'heure actuelle", a déclaré lundi sur Europe 1 le Pr. Eric Caumes, spécialiste des maladies infectieuses à La Pitié-Salpétrière. Le spécialiste a par ailleurs évoqué "plusieurs cas graves d'infection ont été enregistrés sur des nouveau-nés, qui n'ont pas les moyens de se défendre, lorsque la mère a été piquée dans les derniers jours de la grossesse".
Photo d'ouverture : moustique - archives TF1
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