© lciTous les bâtiments fréquentés par les écoliers, collégiens et lycéens, et les enseignants, ont été désinsectisés et débarrassés des gîtes larvaires où pourrait se reproduire le moustique vecteur du chikungunya. Une opération qui a contraint l'administration à reporter au 6 février la rentrée des classes initialement prévue le 30 janvier après les vacances de l'été austral. "Il ne faut pas s'attendre pour autant à ce que tous les moustiques disparaissent. La démoustication, c'est quelque chose de continu, et elle va se poursuivre toutes les semaines", a expliqué Eric Supra, porte-parole de la sécurité civile.
Le rectorat de la Réunion incite d'ailleurs les parents à la vigilance : "il est conseillé à tous les élèves et au personnel, comme ils le feraient chez eux, de se protéger avant de venir à l'école en utilisant un répulsif adapté à leur âge et de porter de préférence des vêtements longs et clairs", indique-t-il sur son site internet.
"Formes sévères jamais décrites"
Des précautions qui peinent à rassurer les parents d'élèves, dont certains ne cachent pas leurs craintes dans les médias, après la mort d'un petit garçon de dix ans attribuée au chikungunya. Alors que jusqu'ici ce virus provoquant fièvres et douleurs articulaires n'était pas réputé mortel, le directeur de l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH) Antoine Perrin a indiqué vendredi que le décès de cet enfant, le 13 janvier, 24 heures après son hospitalisation pour une forte fièvre, pouvait être "directement lié à la maladie".
Vingt-cinq autres décès liés au virus ont été recensés au 3 février par l'ARH depuis le début de l'épidémie, mais le chikungunya n'était alors qu'une cause associée à la mort, les personnes étant très affaiblies ou souffrant de maladies graves. Dans le cas de l'enfant, "nous n'avons pas d'autres éléments que le chikungunya pour expliquer le décès", a insisté M. Perrin, les tests biologiques effectués après sa mort et un examen par scanner n'ayant pas révélé d'autres pathologies. Les parents de l'enfant refusant d'autoriser une autopsie, "nous resterons dans le doute car il n'y aura pas d'analyse complémentaire, même si ce serait mieux d'aller plus loin" pour "comprendre le mécanisme du virus", a-t-il indiqué dimanche. Pour sa part, le directeur de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), Gilles Brücker admet dans un document diffusé à tous les praticiens de l'île que "cette maladie, réputée plutôt bénigne, est susceptible de formes sévères jamais décrites auparavant", notamment des méningo-encéphalites chez les nouveaux-nés.
(Image LCI : lundi matin à La Réunion)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




