© INTERNELe virus du Chikungunya est désormais présnent en Martinique. Dans un communiqué rendu publique vendredi soir, le CIRE Antilles-Guyane (cellule de veille sanitaire) précise que "le Centre National de Référence des Arboviroses de l'Institut Pasteur de la Guyane a confirmé" cette infection "sur deux personnes suspectes qui avaient été signalées aux autorités sanitaires de Martinique, à leur retour de l'île de la Réunion".
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En outre, un troisième cas a été "signalé vendredi par un laboratoire d'analyses biologiques et médicales de Martinique chez une personne également de retour d'un séjour à la Réunion", indique le communiqué. Le CIRE Antilles-Guyane souligne "cependant, qu'à ce jour, aucun cas de transmission de la maladie n'a été observé en Martinique".
Des consignes à suivre
La cellule de veille sanitaire précise par ailleurs que "compte tenu de la présence en Martinique du moustique Aedes aegypti, vecteur du virus Chikungunya, il existe un risque d'introduction de ce virus en Martinique et de développement de foyers de transmission". Des consignes destinées à éviter l'introduction du virus en Martinique sont recommandées aux personnes revenant de la Réunion et plus généralement de l'Océan Indien (Mayotte, Seychelles, Comores).
Il s'agit pour elles de les "appliquer de manière impérative dès leur arrivée en Martinique et au moins durant les 15 jours suivant leur départ de la Réunion". Elles doivent "prendre contact avec le service de démoustication, protéger leur entourage en se protégeant individuellement contre les pires de moustiques (port de vêtements longs, utilisation de moustiquaires et de produits répulsifs) et éliminer tous les gites susceptibles d'héberger des larves de moustiques.
| Un moustique "en phase d'expansion" |
Le moustique vecteur du chikungunya et de la dengue, établi dans plusieurs parties du monde et notamment sur la Côte d'Azur, est "en phase d'expansion" au point de "coloniser la planète", estime un chercheur de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) à Montpellier. Didier Fontenille, entomologiste, responsable du laboratoire d'insectes nuisibles de l'IRD et spécialiste du paludisme, estime dans un communiqué que l'Aedes albopictus est "encore en phase d'expansion" et va "coloniser de nouveaux pays d'Amérique du sud, d'Afrique et d'Europe". Le chikungunya a touché 70.000 personnes depuis le début de l'épidémie au printemps 2005 à La Réunion, dont 20.000 nouveaux cas recensés en une semaine. |
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