
Confrontée à l'impossibilité de commercialiser leurs volailles, une écrasante majorité des 140 éleveurs de la zone de protection établie autour de Versailleux dans l'Ain, vont recourir à cette mesure, a estimé le responsable départemental de la FNSEA. La principale zone de protection de l'Ain, qui englobe 70 communes, a été établie après la découverte le 23 février d'un élevage touché par le virus H5N1, à Versailleux, le premier jusqu'ici de l'Union Européenne.
La mesure dite "de retrait" a été suggérée par le plan d'urgence économique annoncé la semaine dernière par l'Etat dans l'Ain. Sa mise en oeuvre, dans les abattoirs, a été confirmée par la direction départementale de l'agriculture de l'Ain.
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Sur demande des agriculteurs
Il a fallu une semaine pour "organiser le processus", a expliqué Daniel Martin, à l'issue d'une rencontre organisée à Foissiat dans l'Ain, entre les éleveurs locaux et des responsables du secteur agricole, dont Jean-Michel Lemétayer, président de la Fédération nationale du syndicat des exploitants agricoles (FNSEA), venus soutenir la filière. "Puisque la mesure fonctionne sur la base du volontariat, il fallait d'abord que les éleveurs fassent leur demande. Puis il fallait réfléchir à l'organisation: comment enlever cette volaille, comment la transporter ", a-t-il dit. Un ordre de priorité a été conçu, notamment en fonction de l'âge des volailles, a signalé Daniel Martin.
Photo d'ouverture : une des fermes concernées. Image LCI.
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