Chikungunya : première contamination en métropole

le 31 mars 2006 à 08h46 , mis à jour le 31 mars 2006 à 10h43

Une infirmière libérale de la région de Nîmes a contracté la maladie en janvier lors d'un prélèvement sanguin à domicile sur un malade. Deux hypothèses : une piqûre d'un moustique rapporté de la Réunion dans les bagages du malade, ou un accident lors du prélèvement.

moustique © INTERNE

Une infirmière libérale exerçant dans la région de Nîmes, qui avait fait en janvier un prélèvement sanguin à domicile sur une  personne atteinte du chikungunya, de retour de la Réunion, a été contaminée par  ce virus, a annoncé jeudi le ministère de la Santé. Le ministre de la Santé Xavier Bertand a demandé à l'Institut de veille  sanitaire de "conduire sans délai une enquête de contamination" suite à la  confirmation de ce cas, jeudi à Marseille, par un laboratoire associé au Centre  national de référence des arboviroses, précise le ministère dans un communiqué.

Cette infirmière se porte bien et a pu reprendre son activité après un arrêt  de travail, selon le ministère. L'infirmière avait développé les symptômes cliniques du chikungunya fin  janvier. Son médecin traitant lui a prescrit des examens sanguins en février  puis en mars. L'ensemble des analyses "permettent de conclure à la contamination  par le virus du chikungunya", selon le ministère.

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Pas de moustique à Nîmes

A ce stade, deux hypothèses sont avancées par les experts pour expliquer  cette contamination : une piqûre d'un moustique rapporté de la Réunion dans les  bagages, ou un accident lors du prélèvement, ajoute le ministère. Il rappelle que le chikungunya est habituellement transmis par les moustiques du type Aedes, "présents durablement dans les territoires français tropicaux et depuis 2004 dans les Alpes Maritimes". Mais "cette espèce de moustique n'a jamais été repérée à Nîmes et la présence de tout type de moustique autochtone est très improbable en janvier",  ajoute le ministère.

Xavier Bertrand avait déjà fait état voici un mois de "quelques dizaines" de cas  de chikungunya en France métropolitaine, mais il s'agissait alors de personnes contaminées lors de séjours dans des îles de l'océan Indien et revenues en  métropole. Interrogé en février dernier par LCI.FR (lire : "Chikungunya : le moustique présent en métropole"), Francis Schaffner, responsable du service Entomologie à l'Entente interdépartementale pour la démoustication (EID-Méditerranée), avait souligné que "le risque d'épidémie en métropole [était] quasi-nul". Et d'expliquer : "Pour qu'il y ait épidémie, il faut beaucoup de moustiques et beaucoup d'hôtes [virémiques]. Et la fenêtre pendant lequel une personne est un hôte virémique [c'est-à-dire "contaminables", NDLR] avant de devenir malade n'est que de quelques jours". Autant de conditions qui ne sont pas réunies en métropole.

le 31 mars 2006 à 08:46
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9 Commentaires

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  • Anthony, le 01/04/2006 à 14h47

    Hier la grippe aviaire, aujourd'hui, le chikungunya, et demain?? Que trouveront-ils pour nous faire peur ??

  • J-Yves, le 31/03/2006 à 23h01

    Albert, pour generer des anti-corps, il faut etre contaminer. Le systeme immunitaire ne fabrique pas d'anti-corps quand il entends le nom de la maladie. Soit la population du moustique est en baisse, soit tout le monde a deja ete contamine et on a deja des anti-corps en soi.

  • Albert Payet, le 31/03/2006 à 14h49

    A Alain. Excusez moi de vous contredire mais ici à la Réunion, la saison touristique c'est toute l'année, on accueille les touristes 365 jours par an. Le chik se réduit ici, c'est un fait, ceux qui n'ont pas été contaminé, ont généré des anticorps, et ce virus ne sera qu'un mauvais souvenir d'ici peu. L'hivers austral, juin/septembre va faire son travail, en continuant la démoustication on passera un prochain été sans soucis. Je me permets d'inviter chacun à découvrir l'ile intense, vous verrez vous ne serrez pas déçus

  • Valerie, le 31/03/2006 à 14h34

    Cela fait 3 étés que je vois ces moustiques à pattes rayées de blanc, j'en avais parlé à la pharmacie mais ils ne savaient rien à son sujet, ils sont plus gros et leurs piqures sont plus enflées et douloureuses que les autres. Il a fallu ces reportages sur le chicungugna pour que je sache ce que c'etait ... ceci dit courbatures frissons et mal partout avec difficulté à tenir debout , c'est deja arrivé à tout le monde par ici meme en été alors etait ce cela attenué, va savoir !!

  • Vince, le 31/03/2006 à 11h16

    En réponse de Jean de Lyon, arrêtez de dire n'importe quoi!!

  • Laurent, le 31/03/2006 à 10h47

    Dans les alpes-maritimes ???? Mais c'est là où j'habite !!! Cela veut dire qu'il faut plus que je mange de moustiques ??? S'il vous plaît répondez-moi, je suis si inquiet !

  • Alain, le 31/03/2006 à 10h37

    AH! Aprés la grippe aviaire notre fameux chikungunya arrive en métropôle, tandis qu'à la Réunion (Saison touristique oblige) l'épidémie disparait à la vitesse de la lumière. Notre pays est frappé par toutes les misères! Je crois que j'ai franchi les portes de la quatrième dimention; au secours!

  • Julien, le 31/03/2006 à 10h26

    On va peut etre enfin arreter de nous bassiner avec la grippe aviaire qui pour le moment ne presente qu'un faible danger de contamination pour l'homme et enfin parler d'un probleme qui touche beaucoup de monde (a la reussnion et peut potentiellement se rependre dans le sud est de la France

  • Jean, le 31/03/2006 à 09h55

    Il faut interdire les manifestations au cas où un moustique infecté serait présent dans un défilé anti CPE !!!

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