
"80% de la population [réunionnaise] peut encore être infectée par le virus" du chikungunya, a déclaré mercredi le Pr Antoine Flahaut, président de la cellule nationale de coordination de la recherche sur la maladie. L'épidémiologiste s'appuie sur les premiers résultats d'une enquête de séroprévalence, c'est-à-dire sur le nombre de personnes infectées. "Ce n'est pas une bonne nouvelle. Cela veut dire que l'épidémie n'est pas terminée", a indiqué le spécialiste.
Nouveau cas autochtone de chikungunya à Fréjus
Alors que d'actives campagnes de démoustication sont en cours à Fréjus après l'annonce d'un premier cas vendredi, les analyses pratiquées sur une autre fillette d'une douzaines d'années ont confirmé qu'elle était, elle aussi, porteuse du virus.
Publié le 26/09/2010
Chikungunya : vigilance accrue en Paca
Le chikungunya a été diagnostiqué vendredi chez une enfant de 12 ans. La préfecture a annoncé le "renforcement de la vigilance du réseau des professionnels de santé de la zone pour identifier d'éventuels patients" contaminés.
Publié le 25/09/2010
Un 1er cas autochtone de chikungunya dans le Var
Un premier cas autochtone de chikungunya vient d'être diagnostiqué dans le Var, à Fréjus, sur une enfant de 12 ans, actuellement suivie à son domicile. Des mesures de précaution ont été prises.
Publié le 24/09/2010
Le moustique vecteur du chikungunya présent à Marseille
"Aedes albopictus", ou moustique-tigre, vecteur potentiel du chikungunya et de la dengue, a été localisé "en très petite quantité" dans les quartiers marseillais de La Valentine (XIe arrondissement) et de Saint Barnabé (XIIe arrondissement).
Publié le 09/06/2010
Autre enseignement de l'enquête : la faible proportion de forme de l'infection sans signes cliniques (asymptomatique). Cela signifie qu'il n'y a quasiment pas de porteurs sains au sein de la population, a précisé le Pr Flahaut.
![]() |
| Tout notre dossier |
Premiers résultats
L'enquête avait été demandée le mois dernier par le ministre de la Santé Xavier Bertrand pour savoir "quel pourcentage de la population est véritablement contaminé". Elle a été réalisée par le centre d'investigation clinique de la Réunion auprès de 567 femmes enceintes ayant eu un prélèvement de sang à La Réunion (780.000 habitants) entre le 15 janvier et le 15 février. Les tests sanguins ont été effectués par le Centre nationale de référence des arboviroses à Lyon. Il reste encore 200 tests à réaliser mais "les résultats définitifs ne devraient pas être beaucoup modifiés", selon l'étude.
"Cette enquête ne porte pas sur une population parfaitement représentative de la population réunionnaise mais donne aujourd'hui la première estimation de nombre de personnes infectées par le virus du chikungunya dans l'île" a-t-on souligné à la préfecture de l'île. Les premiers résultats indiquent que "109 d'entre elles, soit 19%, avaient une sérologie positive au virus du chikungunya". "Ce taux de prévalence s'il était extrapolé à la population réunionnaise, quels que soient l'âge et le sexe correspondrait à une estimation de la population infectée de l'ordre de 150.000 personnes", a expliqué le Pr Flahaut.
Ce qui recoupe les estimations sur le nombre de Réunionnais "cliniquement atteinte du chikungunya" publiées chaque semaine par l'InVS (Institut de veille sanitaire) et qui, au 23 février, s'élévait à 157.000 personnes. Ce chiffre a atteint 186.000 cas, indiquait l'InVS le 3 mars. Face à cette situation, le préfet de la Réunion Laurent Cayrel a réaffirmé la nécessité de lutter contre les moustiques, vecteurs de la maladie, l'épidémie du chikungunya pouvant toucher jusqu'à 90% d'une population, selon la littérature médicale, a-t-il indiqué.
Photo d'ouverture : archives LCI
Retour MYTF1
Nouveau cas autochtone de chikungunya à Fréjus
Chargement en cours...




