Image d'archives. © TF1Il a beaucoup plu depuis le mois de février sur une bonne partie du pays. Bonne nouvelle : "les précipitations (...) ont entraîné une hausse générale des débits des cours d'eau début mars ainsi qu'une recharge de la réserve en eau des sols", souligne le ministère de l'Ecologie dans le Bulletin de situation hydrologique (BSH) du 15 mars 2006. Mauvaise nouvelle : ces pluies ne sont "pas suffisantes pour compenser les déficits des précédents mois et écarter les risques d'insuffisance de la ressource pour les mois à venir". En clair, la menace d'une nouvelle sécheresse pour l'été 2006 reste plus que jamais d'actualité.
Situation "contrastée"
Les pluies ont donc été importantes mais de manière "contrastée", selon l'expression du BSH : "déficitaires sur l'extrême sud du pays et sur l'Auvergne" et supérieures à la normale, voire excessives, dans le Nord, le Limousin, l'Aquitaine et la pointe de la Bretagne. Depuis le 1er septembre 2005, "le cumul de précipitations reste inférieur à la moyenne sur l'ensemble de la France métropolitaine, excepté dans le Languedoc-Roussillon et en Corse", pointe le Bulletin.
Quant aux pluies efficaces, c'est-à-dire les "précipitations diminuées de l'évapotranspiration et de la recharge des sols", elles demeurent très inférieures à la normale, sauf dans le sud-est du territoire et en Corse. "Ce qui a réduit d'autant les volumes d'eau disponible pour l'écoulement des cours d'eau et la recharge des nappes souterraines". Pour compléter ce tableau, les débits mensuels des cours d'eau sont inférieurs aux normales saisonnières tandis que "l'état de remplissage des barrages réservoirs reste faible".
Actuellement, seule la Seine-et-Marne est concernée par un arrêté préfectoral limitant certains usages de l'eau. Mais des mesures de limitation ont été planifiées à long terme sur la grande majorité du territoire.
photo : archives
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