Les anti-ours sur le pied de guerre

le 30 avril 2006 à 13h45 , mis à jour le 01 mai 2006 à 16h10

Après l'arrivée discrète dans les Pyrénées, vendredi, de Franska, la deuxième des cinq ours en provenance de Slovénie, les opposants à la réintroduction des plantigrades font le guet. Et promettent de perturber les prochains "lâchers d'ours".

[Expiré] [Expiré] ourse canelle vivante (AFP) © afp

Les opposants à l'introduction d'ours restaient mobilisés lundi après-midi, toujours persuadés de l'imminence de nouveaux lâchers de plantigrades pendant le pont du premier mai. En Haute-Garonne, un poste de surveillance à Arbas, quatre à Bagnères-de-Luchon, mis en place samedi soir, et trois à Burgalays, restaient en alerte, avec des effectifs variables et des tracteurs prêts à intervenir si une camionnette susceptible de transporter un ours était repérée par les guetteurs.

Seul le barrage de Massat en Ariège a été levé dans la nuit de dimanche à lundi, a indiqué Stéphane Lessieux de l'Aspap (association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées). Les rumeurs, nombreuses, et jamais confirmées, ont fait état toute la journée d'un lâcher imminent, voire d'un d'un lâcher déjà effectué. Le ministère de l'Ecologie à Paris, contacté par l'AFP par téléphone en milieu d'après-midi, a démenti une telle information, précisant que de fortes pluies étaient tombées samedi et dimanche en Slovénie, ce qui rendait difficile une capture. "On attend patiemment, nous sommes au moins dix par barrage", a expliqué au téléphone Jean-François Delvallez, responsable des Jeunes agriculteurs du canton de Saint-Béat, présent sur un des postes de surveillance de Burgalays.

Manif anti-ours le 13 mai

Deux des cinq ours slovènes, deux femelles, ont déjà été lâchés discrètement mardi et vendredi, respectivement à Arbas (Haute-Garonne) et Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). Le premier plantigrade slovène devait être lâché mardi en présence de la Ministre de l'Ecologie Nelly Olin et de nombreux habitants de la commune d'Arbas. Une manifestation de plusieurs dizaines de militants anti-ours, venus discrètement sur le lieu du lâcher malgré une importante présence de gendarmes, avait conduit les autorités à effectuer l'opération dans la soirée, en toute discrétion, à Burgalays, une autre commune de Haute-Garonne située à 45 km. Un second lâcher a été effectué tout aussi discrètement vendredi à Bagnères-de-Bigorre (Haute-Pyrénées), provoquant là aussi la colère d'éleveurs et d'élus locaux dénonçant les "dangers" de l'ours pour l'activité agropastorale et touristique et le manque de concertation des pouvoirs publics.

Dans le cadre du plan de restauration de la population pyrénéenne, qui compte actuellement entre 14 à 18 spécimens, trois autres ours doivent encore être réintroduits d'ici l'été, en principe sur les communes d'Arbas, Luchon et Bagnères-de-Bigorre, où une manifestation anti-ours est prévue le 13 mai

photo : archives

le 30 avril 2006 à 13:45
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4 Commentaires

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  • Samuel, le 01/05/2006 à 07h34

    20 ours....plusieurs centaines de milliers de brebis... si les agriculteurs sont indemnisés, je ne vois pas en quoi ils ont vraiment a se plaindre les eleveurs aiment-ils tellement leur brebis qu'ils veulent les proteger a tout prix? mais a la fin les même éleveurs les tueront pour en faire de la viande. qui sommes nous pour décider que telle espèce a le droit de vivre et pas telle autre? Voulont nous êtes les seuls a avoir l'exclusivité de tuer d'autres animaux pour les manger ?

  • PETAIN, le 30/04/2006 à 20h30

    Je m'associe pleinement au mouvement "anti ours". Les dinosaures ont disparu et cela n'a pas empêché la terre de tourner, même si l'on peut lui reprocher de ne pas tourner très rond. La réintroduction de loups et d'ours, par le caractère potentiellement dangereux qu'elle entraîne, me paraît, pour le moins, préoccupante. Avant d'assurer le confort des animaux, invitons les "responsables" à prendre en compte d'abord celui des hommes. Les Pyrénées sont la seule montagne de France que je ne connaisse pas encore. Ni mon épouse. Mais celle-ci émet déjà quelques réserves quant à sa découverte, à cause des surprises possibles... Nous ne pouvons croire que sans ours, les Pyrénées ne soient qu'une " banale montagne ", comme l'a écrit un inconscient ; à moins qu'il soit illuminé. Pour terminer, j'aimerais demander aux "responsables" quelle serait leur réaction si l'un de leurs proches était directement l'objet d'une agression par ces dangereux mammifères carnivores ?? Merci de m'avoir lu.

  • Pierre, le 30/04/2006 à 18h38

    Rendons la montagne aux montagnards, aux touristes équipés et aux ours. Les éleveurs de brebis se croient tout permis. Ce sont eux, éleveurs et chasseurs, les dangers de la montagne. Embauchez des bergers !!!! et achetez des patous !!!

  • Thierry, le 30/04/2006 à 16h36

    La France, pays du non: non à l'Europe, non au CPE, non à l'ours. En clair, en France on veut maintenant privilégier l'intérêt particulier devant l'intérêt général. C'est toujours comme ça que la décadence commence.

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