© afpLes opposants à l'introduction d'ours restaient mobilisés lundi après-midi, toujours persuadés de l'imminence de nouveaux lâchers de plantigrades pendant le pont du premier mai. En Haute-Garonne, un poste de surveillance à Arbas, quatre à Bagnères-de-Luchon, mis en place samedi soir, et trois à Burgalays, restaient en alerte, avec des effectifs variables et des tracteurs prêts à intervenir si une camionnette susceptible de transporter un ours était repérée par les guetteurs.
Seul le barrage de Massat en Ariège a été levé dans la nuit de dimanche à lundi, a indiqué Stéphane Lessieux de l'Aspap (association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées). Les rumeurs, nombreuses, et jamais confirmées, ont fait état toute la journée d'un lâcher imminent, voire d'un d'un lâcher déjà effectué. Le ministère de l'Ecologie à Paris, contacté par l'AFP par téléphone en milieu d'après-midi, a démenti une telle information, précisant que de fortes pluies étaient tombées samedi et dimanche en Slovénie, ce qui rendait difficile une capture. "On attend patiemment, nous sommes au moins dix par barrage", a expliqué au téléphone Jean-François Delvallez, responsable des Jeunes agriculteurs du canton de Saint-Béat, présent sur un des postes de surveillance de Burgalays.
Manif anti-ours le 13 mai
Deux des cinq ours slovènes, deux femelles, ont déjà été lâchés discrètement mardi et vendredi, respectivement à Arbas (Haute-Garonne) et Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). Le premier plantigrade slovène devait être lâché mardi en présence de la Ministre de l'Ecologie Nelly Olin et de nombreux habitants de la commune d'Arbas. Une manifestation de plusieurs dizaines de militants anti-ours, venus discrètement sur le lieu du lâcher malgré une importante présence de gendarmes, avait conduit les autorités à effectuer l'opération dans la soirée, en toute discrétion, à Burgalays, une autre commune de Haute-Garonne située à 45 km. Un second lâcher a été effectué tout aussi discrètement vendredi à Bagnères-de-Bigorre (Haute-Pyrénées), provoquant là aussi la colère d'éleveurs et d'élus locaux dénonçant les "dangers" de l'ours pour l'activité agropastorale et touristique et le manque de concertation des pouvoirs publics.
Dans le cadre du plan de restauration de la population pyrénéenne, qui compte actuellement entre 14 à 18 spécimens, trois autres ours doivent encore être réintroduits d'ici l'été, en principe sur les communes d'Arbas, Luchon et Bagnères-de-Bigorre, où une manifestation anti-ours est prévue le 13 mai
photo : archives
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