Chirac relance son plan contre le cancer

le 26 avril 2006 à 18h24 , mis à jour le 27 avril 2006 à 15h50

Jacques Chirac a dévoilé jeudi la deuxième phase du plan national contre le cancer. Objectif : s'attaquer aux addictions, telles que le tabac, l'alcool et le cannabis. Le président de la République a également insisté sur l'importance du dépistage.

TF1/LCI Jacques Chirac plan cancer

Dans un discours à l'Elysée, jeudi en fin de matinée, le président de la République a présenté la deuxième phase du Plan cancer, lancé il y a trois ans. Trois ans pendant lesquels "dans tous les domaines de la lutte contre le cancer, nous avons marqué des points", a noté Jacques Chirac, en félicitant professionnels de la santé et chercheurs.

1er axe : lutter contre les addictions

Citant le tabac, l'alcool "mais aussi le cannabis", Jacques Chirac a qualifié ces addictions de "causes majeures de cancer". "Il ne s'agit pas seulement de comportements individuels (...) Elles sont aussi des maladies qui doivent être traitées comme telles. Pour cela les esprits et notre système de santé doivent évoluer", a jugé le chef de l'Etat. "Un plan d'action global contre les addictions" sera ainsi présenté par le gouvernement "dans les mois qui viennent". Le président a également annoncé la mise en place d'un service d'addictologie dans chaque CHU et de consultations d'addictologie dans les hôpitaux. Selon lui, "l'addictologie doit également trouver toute sa place dans la formation des médecins" et "devenir un champ essentiel pour la recherche".

Concernant l'interdiction de fumer dans les lieux publics, le chef de l'Etat a annoncé que "les décisions définitives seront prises, avant la fin de l'année", à l'issue d'un "débat et une concertation approfondie", clé selon lui "pour qu'une telle évolution soit acceptée et puisse devenir effective". "Une mission parlementaire va être constituée", a-t-il ajouté, indiquant qu'une "décision définitive" sera prise avant la fin de l'année.

2e axe : améliorer le dépistage

"Deuxième domaine où il faut accélérer le pas : le dépistage", a déclaré le président. "Le dépistage du cancer du sein, si souvent promis, est maintenant généralisé", a-t-il souligné, demandant à l'Institut du cancer et à l'Assurance-maladie de "s'engager pour que le dépistage du cancer du sein devienne plus qu'un droit : une réalité pour toutes les femmes". Soulignant que les dépistages du cancer de l'utérus et du cancer colorectal sont désormais engagés, Jacques Chirac a demandé que le cancer de la prostate, "qui est le troisième le plus mortel chez l'homme" soit évalué, "dès l'an prochain, dans des régions pilotes, en vue de son éventuelle mise en place". Et de souligner : "Nous aurons ainsi le système de dépistage le plus complet du monde". Il a également souhaité "que le gouvernement et les partenaires sociaux s'engagent davantage pour renforcer la prévention des cancers professionnels".

3e axe : favoriser la recherche

Jacques Chirac a demandé au gouvernement de "lancer un programme national de recherche" en s'appuyant sur les cancéropôles ainsi que sur le centre d'étude du polymorphisme humain et sur le centre national du génotypage. Le chef de l'Etat a jugé que cette recherche était "la clé pour améliorer les diagnostics, pour avoir des traitements plus efficaces, ciblés et mieux tolérés". "Encore impossible il y a trois ans, l'analyse à grande échelle des prédispositions génétiques au cancer peut désormais être engagée", a-t-il assuré.

Par ailleurs, le président a souhaité que l'accompagnement des malades soit amélioré. Lors de l'annonce de la maladie et de son traitement mais aussi pour faciliter leur retour à la vie quotidienne et à l'emploi. Il faut également leur faciliter l'accès à l'assurance et à l'emprunt. Enfin, Jacques Chirac a déclaré : "En matière d'équipements, nous avons rattrapé notre retard et réduit de près de 40% les délais d'attente pour un examen IRM. Nous allons poursuivre notre effort d'équipement et améliorer son utilisation".

Environ 150.000 Français meurent de cancer chaque année. Or un tiers des cancers sont évitables, et 30% sont dus à la consommation du tabac, même si la France compte 1,4 million de fumeurs en moins depuis 2000.

photo : Jacques Chirac présentant la deuxième étape du Plan cancer (LCI)
le 26 avril 2006 à 18:24
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33 Commentaires

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  • Luc, le 27/04/2006 à 20h24

    On peut toujours tout critiquer .C'est le sport national des français . Cependant le Président peut être fier de ses efforts contre le cancer et les français devraient être un peu moins stupides.

  • Pascal.R, le 27/04/2006 à 18h22

    Très bien la lutte contre le cancer, cela part d'un bon sentiment. Dans ce cas là aillons le courage d'interdire la vente du tabac, alcool ... Comme pour tout le produits reconnuent comme étant cancérigène. Un point c'est tout !

  • Guillaume, le 27/04/2006 à 18h06

    Ya une chose auquelle ce que certain fumeurs reagissent à ces plans anti-cancers: c'est de defendre une liberté......la leur ! Le tabagisme passif, c'est a dire un non-fumeur qui respire la fumée des autres, fait aussi des morts de cancerS !!! Pour ma part, moi qui suit non-fumeur, c'est une veritable solution, non seulement pour moi, mais aussi pour les fumeurs. Je me jouis déjà de ne pouvoir plus à respirer cette fumée trés desagréable ! Je dis un grand Bravo à Mr Chirac pour son plan non seulement pour les futurs malades du tabagisme passif, mais pour ceux qui le sont déjà !!

  • Mat, le 27/04/2006 à 16h45

    Euuuh la plus part des commentaires sont totalement à coté de la plaque !!!... C'est une mesure pour la moins positive non ? vous trouvez pas ?? Et que vient foutre le CPE là dedans Jean de Tarade, Paris ??... Vraiment vous chercher le conflit partout, vous êtes jamais content. Merci de publier.

  • Fée, le 27/04/2006 à 15h26

    Dans mon premier avis, qui n'a pas été publié, j'avais précisé que M. Chirac est un ancien fumeur. Mon avis sur la question n'a sûrement pas plus mais peut-être qu'un jour on se rendra compte que j'avais raison.

  • Alain champagne, le 27/04/2006 à 14h05

    Parmi les victimes du tabagisme passif combien ont ete pollues par la pollution automobile ???

  • BETTY, le 27/04/2006 à 14h02

    A BAZIN de bordeaux, Que faites vous en France si c'est si misérable ? Quel est le remède ou le politique miracle que vous proposez? En tous les cas vous ne devez pas avoir de proches partis par ce fléau pour mélanger les petits maux de l'homme et les ravages de la maladie

  • Romain, le 27/04/2006 à 14h00

    A Pierre de Bordeaux : Le Cannabis + du tabac = même effets que le tabac mais avec les m... du cannabis en plus. Ca reste de l'ingestion de fumée inutile sauf pour voir les éléphants. Donc risque de cancer accrue de la sphère ORL et des poumons. Il est effectivement temps d'arrêter les domages commencent !

  • Peuimporte, le 27/04/2006 à 13h38

    Ca y est on a deja oublie l'emploi des jeunes et les gens dans la precarité. Mais Monsieur Chirac ne se dit il pas que les addictions permettent de tenir le coup face a autant d'injustice! D'ailleurs on se doute que les repas de l'elysee doivent etre bien equilibres sans alcool, sans cigares et sans chauffeur a la fin pour les ramener!?

  • Laurent, le 27/04/2006 à 13h16

    Dans les listes des addictions on devrait aussi ajouter la pollution automobile. Des études ont montré que des citadins meurent de cancers liés aux émissions de particules des véhicules diesel. Quand on voit que tous les leviers fiscaux en france sont en faveur du diesel, je dis bravo! A quand le filtre à particules obligatoire ? Au passage je signale que 3 joints vallent un paquet de cigarette pour l'aspect cancérigène.

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