© afpVendredi à 10h09 précises, la deuxième ourse slovène a découvert son nouveau territoire, près de la commune de Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées. Une arrivée organisée "confidentiellement" par le ministère de l'Ecologie pour éviter de nouvelles perturbations de la part des opposants à l'ours. Mardi dernier, ces derniers avaient empêché les autorités de relâcher l'ourse Palouma près d'Arbas (Haute-Garonne) en organisant un gigantesque brouhaha. Le plantigrade avait finalement recouvré la liberté à 22h, 45 km plus loin, près de la commune de Burgalays.
Ce vendredi, 200 anti-ours se sont rassemblés près de Luchon (Haute-Garonne), croyant à un lâcher dans cette zone. En vain, donc. "L'opération s'est bien passée, j'ai toujours souhaité que cela se passe dans la discrétion pour ne pas envenimer les esprits, étant donné qu'il y a dans la zone des gens qui sont pour et des gens qui sont contre", a déclaré le maire de Bagnères-de-Bigorre Rolland Castells (UDF). "On aura du mal à les apaiser, car il y a des gens qui sont fanatiquement pour ou contre, je n'ai jamais été un fanatique, j'ai pris ma position par rapport à la biodiversité, à l'environnement, par rapport au fait que la montagne appartient certes aux éleveurs, aux chasseurs mais aussi à tous les autres individus qui l'aiment", a-t-il ajouté. "J'ai été prévenu dans la nuit que les opérations étaient imminentes, mais je ne savais pas que l'animal serait lâché ce matin, (...) je ne sais même pas où exactement il a été lâché, moins il y aura de monde dans la confidence mieux cela se passera", a précisé le maire.
Franska, 110 kilos
Agée de six ans, l'ourse a été baptisée par les Slovènes Franska, en hommage à la France. Trois autres ursidés slovènes, dont deux femelles, doivent également être introduits dans les Pyrénées. Cette opération se déroule dans le cadre du plan Ours, destiné à enrayer le déclin de l'espèce en France. Il reste actuellement 14 à 18 ours dans les Pyrénées. Les opposants à leur présence évoquent les attaques contre les troupeaux d'ovins mais aussi la menace que les ours feraient peser sur les hommes.
Particulièrement dans le collimateur : l'ours Boutxy, soupçonné d'avoir tué plusieurs brebis à quelques dizaines de mètres d'habitations en Ariège depuis la fin mars. Des opérations "d'effarouchement" ont été organisées depuis mercredi et jusqu'à la fin juin pour "dissuader l'ours Boutxy de se rapprocher des habitations" a indiqué lundi la préfecture de l'Ariège. Des équipes de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) pourraient notamment tirer sur l'animal avec des balles en plastique.
Retour à la liberté pour un panda chinois |
photo : archives
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