Hospitalisation en France d'un Belge "très sévèrement" irradié

le 05 avril 2006 à 16h32 , mis à jour le 05 avril 2006 à 16h54

L'homme a été exposé accidentellement à une "irradiation très sévère" sur son lieu de travail, en Belgique. Souffrant d'une raréfaction de la moelle osseuse, il suit un traitement médical à l'hôpital militaire Percy, à Clamart.

Russie, poubelle nucléaire pour l'argent © INTERNE

Un employé de la société belge Sterigenics, à Fleurus (Belgique), est hospitalisé en France après avoir été exposé à un isotope de cobalt 60. Le malade a absorbé une dose moyenne de radionucléides de 4,2 grays, soit une "irradiation très sévère", et souffre d'une raréfaction de la moelle osseuse (aplasie médullaire), a annoncé mercredi le Pr Patrick Gourmelon, directeur de l'Institut de radioprotection de l'homme à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Le risque de cancer dû à une irradiation commence à moins de 1 gray, et à partir de cette dose, les organes commencent à être atteints dans leur fonctionnement. Le patient, traité à l'hôpital militaire Percy à Clamart (Hauts-de-Seine), a été irradié par des rayons gammas le 11 mars dans son entreprise, spécialisée dans la stérilisation et l'ionisation de matériel médical. Il aurait ressenti les premiers symptômes — des malaises — trois semaines plus tard et les signes d'une irradiation ont été détectés à la suite d'un examen sanguin spécifique, réalisé par l'IRSN.

Trois stratégies

Le Pr Gourmelon a par ailleurs précisé qu'une équipe de physiciens de l'IRSN avait reconstitué l'accident sur place, en Belgique, à l'aide d'un mannequin "truffé de dosimètres". Cette opération a permis de dresser une "cartographie" physique de la répartition de la dose sur le sujet, selon les parties du corps. La détermination de la dose, a encore indiqué le spécialiste, permet désormais "d'établir une stratégie thérapeutique" adaptée. Le malade a reçu une irradiation globale, c'est-à-dire de tout son organisme, et c'est l'organe le plus radiosensible, la moelle osseuse, qui a été atteinte. Dans le cas de ce patient, a encore précisé le Pr Gourmelon, trois stratégies sont possibles : un traitement palliatif à l'aide de transfusions, une stimulation de la moelle avec des facteurs de croissance, ou en dernier recours une greffe, "très complexe" avec des succès "douteux".

Un ouvrier chilien accidentellement brûlé à la main par irradiation — donc localement et non globalement comme le patient belge — a récemment été traité dans ce même établissement grâce à une greffe de cellules souches extraites de sa propre moelle osseuse.

le 05 avril 2006 à 16:32
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3 Commentaires

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  • SEGARD, le 07/04/2006 à 04h48

    Bonjour, moi je n'ai jamais eu de radiation mais pourtant j'ai eu cette maladie qu'est l'aplasie medullaire, chez moi elle était sévère et idiopathique ça veut dire que les medecins ne saent pas de ou elle vient. J'en suis gueri aujourd'hui grace à un serum que j'ai recu durant sept jours mais j'ai du rester a l'hopital durant plus d'un mois. Bon courage à cet homme. Morgan

  • Pauvre, le 06/04/2006 à 14h13

    Comment est-ce encore possible d'etre irradié à ce point en 2006 après toutes les lois Européennes concernant le nucléaire , Le pire, c'est que cet homme va être un sujet plus qu'un malade...BON courage.

  • Mat, le 06/04/2006 à 13h55

    Ça fait froid dans le dos ! Faut pas plaisanter avec le nucléaire

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