L'ourse Palouma a été relâchée à Burgalays TF1/LCI © TF1/LCILe ministère de l'Ecologie a annoncé que le lâcher de l'ourse Palouma a finalement été effectué mardi vers 22h sur la commune de Burgalays en Haute-Garonne. "L'ourse était en pleine forme et a couru vers la forêt", a déclaré une porte-parole du ministère. Prévu à Arbas en Haute-Garonne, le lâcher avait dû être suspendu en raison d'une manifestation de quelques dizaines d'opposants à la réintroduction d'ours dans les Pyrénées françaises .
Vers 19h30, alors que le lâcher se préparait, les opposants, dissimulés au milieu des arbres à quelques dizaines de mètres du couloir aménagé pour faire passer l'ourse à sa sortie du camion, ont commencé à manifester bruyamment en poussant des cris, agitant des clochettes et faisant exploser quelques pétards pour effrayer la première des cinq ours slovènes à rejoindre les Pyrénées françaises. En début de soirée le véhicule dans lequel se trouvait Palouma, une ourse de 4 à 5 ans capturée dans la nuit de lundi à mardi en Slovénie, était reparti vers une destination inconnue.
"Manque de concertation"
"J'ai honte de cette manifestation indigne, de ces gens qui se comportent comme des ânes, des imbéciles, nous devons suspendre l'opération mais cet ours sera lâché et nous ne renoncerons pas à notre plan de renforcement de la population ursine", avait déclaré la ministre de l'Ecologie Nelly Olin, faisant état de "plusieurs interpellations". Le maire d'Arbas, François Arcangeli (PS) avait déclaré : "il y a un plan B, l'ourse devrait être lâchée ailleurs dans les minutes ou les heures qui viennent".
Sur le site, Mme Olin avait vainement tenté d'obtenir l'arrêt de la manifestation auprès d'un porte-parole des anti-ours, Philippe Lacube, de l'association de sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées (ASPAP). La ministre lui a indiqué que "sa porte" était ouverte tandis que M. Lacube dénonçait à nouveau le "manque de concertation". "Les manifestants continueront à manifester mais je pense qu'ils n'ont pas bien compris la détermination du gouvernement après une large concertation de plus d'un an sur ce plan, et les avancées qui ont pu être apportées en termes de sécurité et en termes de moyens financiers pour la protection des élevages et des bergers", a encore déclaré mercredi la ministre de l'Ecologie, soulignant qu'"il faut que la raison l'emporte sur la passion".
L'ourse avait été capturée dans la nuit de lundi à mardi dans une forêt slovène et transférée par la route jusqu'à Arbas. Juste avant que le convoi n'arrive au village d'Arbas, dont les accès étaient filtrés par les forces de l'ordre, une dizaine d'autres manifestants avaient brièvement réussi à le retarder, se couchant sur un pont à un kilomètre du village avant d'être fermement évacués. "Nous demandons qu'on laisse les habitants de la montagne travailler et vivre en paix, ce qui sera de moins en moins possible avec l'ours", avait alors déclaré Augustin Bonrepaux, deputé (PS) et président du conseil général de l'Ariège. "Les retrouvailles des hommes et des ours dans les Pyrénées doivent être un acte d'amour, hier cela a été un viol", a regretté pour sa part mercredi le député Jean Lassalle. "Dans notre région (...), les ours sont en voie de disparition, mais les hommes aussi", a-t-il affirmé, citant "les travailleurs de la montagne, bergers, forestiers".
D'après AFP
(Image TF1/LCI : L'ourse Palouma a été relâchée à Burgalays)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





