Les anti-ours manifestent dans le calme

le 06 mai 2006 à 12h03 , mis à jour le 06 mai 2006 à 17h41

Les manifestants anti-ours ont défilé samedi à Bagnères-de-Luchon pour protester contre la réintroduction de cinq ours slovènes dans les Pyrénées. Ils attendent la décision du Conseil d'Etat à la suite d'une requête en référé de plusieurs associations d'éleveurs. Elle doit être rendue mardi après-midi.

TF1/LCI : manifestants contre les lâchers d'ours dans les PyrénéesManifestants contre les lâchers d'ours dans les Pyrénées

Entre un millier de personnes, selon la police, et 1.300, selon les organisateurs, ont manifesté dans le calme samedi à Bagnères-de-Luchon pour protester contre la réintroduction de cinq ours dans les Pyrénées. "On a tenu les barrages pendant une semaine pour empêcher la réintroduction et aujourd'hui il fallait que toutes les personnes qui souhaitaient manifester leur désaccord à ces réintroductions puissent l'exprimer sur la voie publique", a indiqué dans un concert de klaxons et de cloches Francis Ader, président de l'Association de défense de l'identité pyrénéenne (Adip).

Après avoir organisé une opération escargot depuis la ville de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), éleveurs, habitants venus en famille, élus locaux et de nombreux jeunes ont défilé à Bagnères-de-Luchon, une des quatres communes ayant accepté d'accueillir l'ours, dans une ambiance "détendue et déterminée", selon Francis Ader. Le cortège était composé en outre de 35 tracteurs et d'environ 1.200 brebis.

Ambiance "détendue et déterminée"

Brandissant des banderoles ou arborant des autocollants "Non à l'ours", les opposants, venus de toutes les Pyrénées ainsi que des départements limitrophes comme le Gers, ont écouté une série de discours avant que la manifestation ne prenne fin vers 14H. "Il va falloir reprendre 'les deux petits velus' que l'on est venu nous mettre", a déclaré à la foule le secrétaire général de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles de Midi-Pyrénées (FRSEA), Bernard Moules, estimant que "tous les Pyrénéens ont envie que les Pyrénées soient vivantes et non un sanctuaire".

Les manifestants se sont dispersés avant de connaître la décision du Conseil d'Etat concernant une requête de suspension de l'introduction de trois nouveaux ours slovènes dans les Pyrénées, déposée par des éleveurs. Le Conseil d'Etat, qui a examiné samedi cette requête, rendra sa décision mardi après-midi (lire : "Adversaires et partisans de l'ours au Conseil d'Etat").

Les opposants au plan de renforcement de l'ours, destiné notamment à maintenir la bio-diversité selon ses défenseurs, avaient fortement perturbé le lâcher d'une première ourse slovène le 25 avril à Arbas, en Haute-Garonne. Depuis une semaine, ils ont mis en place des sites de surveillance dans les communes susceptibles d'accueillir de nouveaux plantigrades, comme à Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées, où une deuxième ourse à été lâchée en toute discrétion le 28 avril. Plusieurs actes de malveillance ont également été signalés ces derniers jours.

Photo d'ouverture : manifestants contre les lâchers d'ours dans les Pyrénées - DR

le 06 mai 2006 à 12:03
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3 Commentaires

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  • Vastre, le 06/05/2006 à 16h08

    Si d'aventure la décision du Conseil d'Etat était défavorable à l'ours, Madame Ollin devrait alors faire récupérer les deux peluches qu'elle a fait relacher voici quelques jours. En ma qualité de citoyen contribuable, je voudrais savoir combien me coûte cette comédie. Il serait décent d'avouer comment est utilisé l'argent public.

  • NATHALIE, le 06/05/2006 à 15h43

    Les anti-ours! Quand il n'y aura plus d'ours, ils seront anti-quoi? L'homme n'est jamais satisfait. Nous sommes les plus grand prédateurs et destructeurs que la terre, pauvre d'elle, ait portée. Non content de détruire la nature et toute sa beauté, nous avons la particularité de nous détruire entre nous! Loin d'être le chainon manquant, je pense que nous sommes le chainon en trop!! Nos enfants, si tout cela continue, ne connaîtrons que la nature à travers des films, et les animaux à travers des zoo. Quel tristesse!! Nous ne faisons que passer sur terre, comme ces ours. Alors chacun sa route et sa chance, pourquoi nous plus qu'eux. Si eux avaient le choix je pense qu'ils seraient "ANTI-CONS"!

  • Sweetshadow, le 06/05/2006 à 12h54

    Quand on pense que dans le monde des centaines de millions de personnes cohabitent avec des tigres, des lions, des crocodiles, des serpents venimeux et autres petites bêtes, vous êtes franchement ridicules les anti-ours! L'ours que l'on veut protéger dans les Pyrénées avant qu'il ne disparaisse totalement n'est pas dangereux pour l'homme, pas plus qu'un sanglier. Arrêtez de vouloir terroriser les populations! Je préfèrerais certainement me promener à pied dans les Pyrénées ou dans le Mercantour plutôt que dans certains quartiers après 21h. Messieurs les bergers faites votre boulot, gardez vos troupeaux au lieu de les laisser seuls. Si vous continuez ainsi les seuls souvenirs que vous laisserez à vos enfants seront constitués de films et de photos. Nous ne sommes pas les propriétaire de la terre, respectons-la...

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