
Un malade du cancer sur quatre estime que le diagnostic lui a été annoncé de manière "trop brutale" et plus d'un sur trois (38%) n'a pas obtenu toutes les réponses à ses questions lors du traitement, selon une étude de la Drees (ministères de l'Emploi et de la Santé). La Drees a réalisé fin 2004 une enquête auprès de 4270 personnes, deux ans après le diagnostic initial de leur cancer.
Il en ressort que, dans 80% des cas, le cancer a été annoncé en face-à-face par un médecin. Pour les 20% restants, soit un patient sur quatre, il l'a été dans des conditions "qui peuvent poser question", dit la Drees : au téléphone (6%), par courrier (3%), ou par le biais d'un professionnel paramédical (11%).
Le caractère brutal de l'annonce est ressenti par 41% de ceux qui n'ont pas bénéficié d'un entretien en face-à-face, contre 23% pour ceux qui en ont bénéficié. Les patients de moins de 60 ans (30,7%), les femmes atteintes d'un cancer du sein (29,8%), les patients à faibles revenus (29,8%) sont "significativement plus nombreux à avoir ressenti la brutalité de l'annonce", note l'étude.
Être associé
Un "nombre important" de patients a fait état de "difficultés à obtenir et à s'approprier l'information". En effet, pour 38% des patients, les médecins n'ont pas pris assez de temps pour répondre à leurs questions, pour 48% l'information fournie était "trop compliquée" et pour 33% elle était donnée en quantité "trop importante". Plus d'un patient sur trois (39%) dit s'être trouvé "souvent" ou "de temps en temps" dans l'incapacité de poser l'ensemble des questions qui le préoccupaient.
Enfin, seul un patient sur deux (53%) déclare avoir été "associé au choix des traitements" le concernant - 31% "beaucoup" et 22% "un peu" - et 47% estiment ne pas avoir été associés du tout. Ceux qui ont été associés à ce choix en sont massivement satisfaits (77%) et seuls 5% auraient souhaité l'être moins.
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