Le Conseil d'Etat statue sur l'arrivée de nouveaux ours

le 09 mai 2006 à 11h23 , mis à jour le 09 mai 2006 à 11h28

On saura dans l'après-midi si Palouma et Franska, les deux ours slovènes introduits récemment dans les Pyrénées vont pouvoir y fréquenter cinq autres congénères. Le Conseil d'Etat, saisi par des associations et des communes, doit rendre aujourd'hui sa décision.

TF1/LCI Capture des ours en Slovénie

L'introduction de cinq nouveaux ours slovènes dans les Pyrénées est suspendue à la décision que doit rendre mardi après-midi le Conseil d'Etat, saisi par une trentaine d'associations et de communes des Pyrénées, ainsi que par le Conseil général de l'Ariège, opposés au projet. Ils ont saisi le Conseil d'Etat en référé (en urgence) pour obtenir la suspension de l'introduction de trois nouveaux ours slovènes dans les Pyrénées. Ils ont également déposé une requête en annulation de la décision ministérielle d'introduire au total cinq nouveaux ours slovènes dans cette région. Le Conseil d'Etat doit dire s'il existe des "doutes sérieux" sur la légalité de cette mesure pouvant justifier sa suspension jusqu'à ce qu'il statue sur le fond du dossier.

La ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, avait annoncé le 13 mars un plan de renforcement de l'ours dans les Pyrénées prévoyant l'arrivée de quatre femelles et d'un mâle. Les lâchers dans la nature des deux premiers ours, Palouma le 25 avril et Franska le 28, ont suscité manifestations et actes de malveillance, comme le dépôt de pots de miel contenant des morceaux de verre.

Samedi devant le Conseil d'Etat, éleveurs de moutons et ministère de l'Ecologie ont confronté leurs points de vue alors que 1.000 à 1.300 anti-ours -éleveurs, habitants, élus locaux- manifestaient à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne). Pour les éleveurs, la décision d'introduction des ours ne respecte pas certaines dispositions de la directive européenne sur la conservation des habitats naturels, ainsi que de la faune et de la flore sauvage.

Celle-ci prévoit notamment que les mesures prises pour le maintien de la bio-diversité (comme la sauvegarde des ours dans les Pyrénées) tiennent compte des exigences économiques et sociales des secteurs concernés et n'interviennent qu'après une consultation appropriée du public concerné. Or, les éleveurs affirment n'avoir pas été directement consultés. Ils critiquent aussi l'insuffisante prise en compte des risques sanitaires et les changements de politique de l'administration qui, selon eux, s'était engagée à ne pas lâcher d'ours en période de transhumance estivale.

Pour le ministère de l'Ecologie, ces cinq introductions visent à empêcher la disparition d'une espèce animale protégée et compensent en partie la mort des ours Claude (1995), Melba (1997) et Cannelle (2004).

(Photo : archives)

le 09 mai 2006 à 11:23
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2 Commentaires

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  • Le sagard, le 09/05/2006 à 14h12

    Voici en quoi la France en est reduite,saisir le conseil d'etat pour introduire ou non un ours,mais jusqu'ou tomberons nous;apres si la reponse ne convient pas,certain vont saisir la cour de justice europeenne,de grace que l'on mette a la tete du pays des gens qui savent taper du poing sur la table pour dire "on arrete les conneries".

  • Régis DILHAN, le 09/05/2006 à 13h04

    Je suis originaire des Pyrénées, je me sens trés concerné par la présence et sauvegarde d'un des trésors de nos pyrénées à savoir l'ours. Je serais donc à la fois étonné et déçu que le conseil d'état donne raison à des manipulations poilitiques et à UNE MINORITE de personnes (concernées elles aussi il est vrai) qui souhaitent aller à l'encontre d'une décision démocratique prise après concertation des différentes parties; Je souhaiterais aussi rappeler qu'un sondage fait auprès des POPULATIONS LOCALES par l'association ADET a démontré qu'une trés grande majorité de familles souhaitaient que l'ours des pyrénées soit sauvegardé ce qui passe par une réintroduction; Je souhaite vivement que la décision de cet après midi entérine ce choix; Régis DILHAN

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