Déboutés, les "anti-ours" ne désarment pas

le 09 mai 2006 à 15h46 , mis à jour le 09 mai 2006 à 22h48

Le Conseil d'Etat a rejeté la requête demandant la suspension des lâchers d'ours dans les Pyrénées. L'introduction des plantigrades va se poursuivre "dans les meilleurs délais", affirme Nelly Olin. Mais les opposants réaffirment leur intention de faire de nouvelles actions de protestation.

TF1/LCI Capture des ours en Slovénie

La décision du Conseil d'Etat est tombée mardi : c'est un rejet de la requête des éleveurs pyrénéens demandant la suspension des lâchers d'ours dans leur région. L'introduction de trois nouveaux ours slovènes, prévue par le ministère de l'Ecologie, va pouvoir se poursuivre. Ce qui sera fait "dans les meilleurs délais", a d'ores et déjà annoncé Nelly Olin. La ministre compte par ailleurs "prendre les précautions nécessaires pour qu'il n'y ait pas de dommage ni d'agitation inutile qui mettrait en danger la sécurité des personnes". Elle a indiqué qu'une équipe technique de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage était restée en Slovénie, prête à capturer la prochaine ourse attendue dans les Pyrénées.

Le maire de Bagnères-de-Luchon, René Rettig (UMP), qui a accepté d'accueillir un ours slovène sur son territoire dans le cadre du plan de réintroduction, a appelé les opposants au retour des ours à respecter la décision de justice. "J'imagine que si le Conseil d'Etat leur avait donné raison, ils auraient demandé l'application de la décision, eh bien maintenant il faut qu'ils demandent l'application de la décision qui est sortie", a déclaré le maire de la ville thermale. Il a estimé par ailleurs que "certains élus, en appelant au boycott de la concertation, ont privé les éleveurs de cette concertation maintenant terminée".

"Nous ferons tout pour gêner les futures réintroductions"

Les opposants à la réintroduction d'ours dans les Pyrénées, pour leur part, ont exprimé leur déception et réaffirmé leur détermination. Francis Ader, président de l'ADIP (Association de défense de l'identité pyrénéenne) basée à Luchon, s'est déclaré "pas étonné, mais déçu". "Les positions déjà bien radicalisées ne vont faire que s'amplifier", a-t-il ajouté. "Nous ferons tout pour gêner les futures réintroductions, notamment des barrages, c'est clair net et précis".

De son côté, Stephane Lessieux, porte-parole de l'ASPAP (Association de sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées), a indiqué que "le fond, c'est-à-dire les préoccupations des populations et les contraintes qui leur sont imposées, n'a pas été examiné. C'est pourquoi nous entendons saisir la Cour européenne des droits de l'Homme". Selon lui, seule la mise en oeuvre "d'un moratoire d'un an pourra ramener le calme dans les Pyrénées".

Interrogé à Bagnères-de-Bigorre, Bernard Moules, président de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) a également déclaré: "Nous serons tous comme prévu à Bagnères-de-Bigorre samedi prochain en espérant que cette journée se passera dans les mêmes conditions que celle de Luchon", où 1.000 à 1.300 personnes ont défilé sans violence le 6 mai.

(Photo : archives)

le 09 mai 2006 à 15:46
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15 Commentaires

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  • Dds, le 10/05/2006 à 10h10

    Il est quand même domage qu'une minorité bourgeoise citadine veuille à tout prix imposer sa vision de l'écologie à une population fière et surtout responsable de son domaine naturel. L'ours n'est pas le gentil petit ours qui dévore son miel comme on en a toujours l'image dans les livres d'enfant. C'est un prédateur dangereux pour la faune locale, pour la vie pastorale, voir pour le touriste randonneur d'ailleurs. Aussi, qu'apporte-t'il à l'écosystème ? Et puis, la réimplantation de la "bête" a un coût non négligeable me semble-t'il ? Et c'est pour qui la facture ? Y a pas à dire, le monde se divise en deux catégories : les idéalistes des petits salons feutrés parisiens et les réalistes anonymes du quotidien. Si franchement, vous voulez voir des ours ... allez au zoo !

  • Laurent, le 10/05/2006 à 09h35

    Mauvais perdants... et qui surveille leurs moutons pendant ce temps ?

  • Christian, le 10/05/2006 à 08h00

    Les bas-du-front anti-ours n'ont pas fini de gueuler... C'est quand même incroyable qu'un france on soit incapable de faire marcher des trucs qui fonctionnent sans problèmes dans les pays voisins. Le français n'est finalement qu'un gros nombriliste.

  • Vastre, le 09/05/2006 à 23h17

    Le discours au sujet des ours ne constitue-t-il pas un bruit de fond (les spécialistes disent bruit blanc ou bruit rose) destiné à noyer les discours qui pourraient présenter quelqu'intérêt pour les citoyens ? Pendant qu'on parle des ours, on ne parle pas de le Pen, de Besancenot, de Fabius, de Strauss-Kahn, de Laguiller, de Villiers, de Lang. Remarquons que l'on ne parle dans aucun cas, ours ou pas ours, de Buffet !

  • Vastre, le 09/05/2006 à 19h27

    Le Conseil d'Etat est une instance suprême qui dit le droit. On la ferme et on obéit ! Si celà ne plait, on fait une grève de la faim pour convaincre les politiques de changer la loi.

  • Andrée, le 09/05/2006 à 18h46

    J'espère que les bergers comprendront qu'il est important pour les ours de se reproduire. Il ne faut pas qu'ils s'en prennent aux ours ,et surtout pas les tuer en disant qu'un ours les a attaquer, (romance déjà connue). Partout où il y a des ours les gens vivent bien et que je sache ces bêtes ne les attaquent pas.

  • Galven, le 09/05/2006 à 18h42

    Dommage ils vont se faire tuer par les anti ours. tot au tard c'est ce qui va arriver.Laissez les en slovénie la bas au moins ils sont en sécurité. 600 A 700 ours peuplent les forets slovenes pour 2 millions d'habitants et nous pour 5 ours les éléveurs les bergers n'en veulent pas une honte.S'il arrive malheur aux 5 ours je soutiendrai les slovenes pourqu'ils n'acceptent plus de laisser partir leurs ours. j ai visité la slovénie l'été dernier et notamment la région ou on déja été capturé les 2 ours c'est une région magnifique alors laissez les dans les forets slovènes

  • Patrick, le 09/05/2006 à 18h16

    Bonjour au canada les gens vivent en parfaite harmonie avec les animaux sauvages mais la françe et en particulier les bergers ne le veulent pas qu'ils restent seul dans leur trou et que personne ne leur vienne en aide ils ne veulent pas evoluer il se moquent du tourisme et du developement de leur region pauvre françe rurale elle vas s'asfixer toute seule par la faute de ces gens bornes qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs nez

  • POLITIQUE, le 09/05/2006 à 17h41

    Rien a cirer des lachers d'ours ! l'homme a détruit ces animaux il est donc juste de les réintroduire ! assez de ces conneries médiatiques alors que de jeunes enfants sont assassinés et que les tueurs seront remis en liberté pour récidiver ! mais là point de réactions de nos associations et de nos politiques ! vive la destruction de la nature et laissons nos enfants avec un monde dévasté et les tueurs !

  • Stéph@ne, le 09/05/2006 à 17h39

    Tant mieux, que ces extrémistes rentrent chez eux et laisse la nature se repeupler. La démagogie, lo politisation à outrance et l'économie ne doivent pas avoir raison de ces délinquants Bravo au conseil d'état

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