L'épidémie de sida stabilisée

le 30 mai 2006 à 15h55 , mis à jour le 30 mai 2006 à 16h01

38,6 millions de personnes vivent actuellement avec le VIH dans le monde. Si ce chiffre est en constante augmentation, l'Onusida révèle que le nombre de nouvelles contaminations tend à se stabiliser voire à baisser légèrement. L'Afrique et l'Asie demeurent les régions du globe les plus affectées.

ONU sida logo © INTERNE

Fin 2005 : 2,8 millions de morts du sida et 4,1 millions de nouvelles contaminations. Dans un précédent rapport datant de 2003, il y avait 700.000 de plus. Des chiffres en baisse, certes, mais dont on ne peut évidemment pas se réjouir. L'agence de l'ONU chargé de la lutte contre le virus vient de publier son "Rapport sur l'épidémie mondiale de sida 2006" qu'elle publie tous les deux ans. L'Onusida constate donc que l'épidémie s'est stabilisée après avoir atteint un pic à la fin des années 90 mais en profite pour lancer un appel à redoubler de moyens pour enrayer la maladie notamment dans les pays pauvres. Le monde marque des points dans la lutte contre le VIH, le virus à l'origine du sida, grâce aux efforts de financement et d'accès au traitement, mais la prévention reste insuffisante dans de nombreux pays, souligne l'Onusida dans ce rapport présenté comme "le plus complet jamais rassemblé" sur le sida dans le monde, grâce à l'amélioration des données fournies par les pays membres.

25 millions de morts depuis 1981

A la fin de 2005, 38,6 millions de personnes dans le monde vivaient avec le sida, un chiffre qui continue à augmenter du fait de l'accroissement de la population, mais aussi des effets de la thérapie antirétrovirale, qui permet de prolonger la vie des malades. Depuis la découverte de l'épidémie en 1981, le virus a touché 65 millions de personnes, dont 25 millions ont succombé à la maladie. La majorité des séropositifs ne savent pas qu'ils sont porteurs du VIH, selon le rapport. "Des progrès importants" ont été faits depuis le sommet historique des Nations unies qui a fixé en 2001 l'objectif de stopper l'épidémie et de commencer à renverser la tendance en 2015, s'est félicitée l'Onusida.

Meilleur accès aux traitements antiviraux

Même en Afrique, qui rassemble les deux tiers des séropositifs de la planète, le nombre de nouvelles infections se stabilise. Six pays du continent ont annoncé des baisses de 25% ou plus du nombre de séropositifs parmi les jeunes urbains (15-24 ans). L'accès aux traitements antirétroviraux "s'est élargi de façon spectaculaire", 1,3 million de personnes bénéficiant d'une telle thérapie dans les pays pauvres, contre 240.000 en 2001. Ce chiffre reste toutefois inférieur à l'objectif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui visait 3 millions de malades sous traitement en 2005.

Signes encourageants venant d'Afrique

L'Onusida se félicite que dans huit pays d'Afrique noire, le recours au préservatif soit à la hausse et que la proportion de jeunes ayant des rapports sexuels avant 15 ans soit à la baisse. Mais ce diagnostic globalement encourageant cache des situations très diverses selon les pays. L'épidémie ne ralentit pas en Afrique du Sud, où 18,8% des adultes vivent avec le sida, contre 6,1% en moyenne en Afrique susbsaharienne et 1% dans le monde. Le nombre de séropositifs est en revanche en baisse au Kenya et au Zimbabwe et dans les villes du Burkina Faso.

L'Inde, pays le plus touché

En Asie, des baisses sont constatées au Cambodge et en Thaïlande, mais les chiffres augmentent en Chine, en Indonésie et au Vietnam. Quant à l'Inde, elle est devenue en valeur absolue le premier pays du monde pour le nombre de séropositifs, devant l'Afrique du Sud. Dans les pays occidentaux, le nombre de décès est relativement bas grâce au recours généralisé aux antirétroviraux, mais l'épidémie tend à redémarrer chez les homosexuels. Dans l'ex-URSS, le virus se propage rapidement, principalement chez les toxicomanes.

8,3 milliards de dollars consacrés à la lutte

Les moyens financiers pour lutter contre la maladie ont atteint 8,3 milliards de dollars l'an dernier, conformément aux objectifs fixés, mais les besoins annuels vont dépasser 22 milliards en 2008, a averti l'Onusida. Pour l'heure, seule une personne à risque sur cinq a accès à des programmes de prévention tels que les distributions de préservatifs. Seul un humain sur huit a la possibilité de faire un test de dépistage. Développer les efforts de prévention et de traitement permettrait d'éviter 29 millions de nouvelles infections d'ici à 2020, selon le rapport.

le 30 mai 2006 à 15:55
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1 Commentaires

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  • Raynaud, le 30/05/2006 à 19h33

    Tant que les jeunes et autres ne voudront pas croire au danger que représente un acte sans protection,on ne pourra rien faire :il faut que toutes ces personnes se sentent responsabilisées,ce qui n'est vraiment pas le cas.Cela concerne les parents en premier lieu , qui doivent parler à leurs enfants dès leur jeune âge sans honte ni pudeur excessive et ridicule . une mère de famille de 2 garçons et 1 fille.Leur apprendre également le RESPECT de l'autre

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