Eteindre ses appareils électriques, trier ses déchets, éviter les produits jetables, prendre une douche plutôt qu'un bain et conduire moins vite...voici des gestes simples qui représentent environ 80 % des engagements suivis au nom du Défi, qui célébrait mercredi son premier anniversaire. Près d'un demi-million de Français se sont engagés depuis un an à mettre en oeuvre au moins cinq gestes favorables à l'environnement, sur les dix proposés par le Défi pour la Terre de la Fondation Nicolas Hulot et l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie.
230.000 tonnes de CO2 en moins
Ces petits gestes au quotidien, qui sont pratiquement devenus une habitude pour les engagés, ont représenté sur un an 230.000 tonnes de CO2 évitées dans l'atmosphère, a souligné la présidente de l'Ademe, Michèle Pappalardo. Soit l'équivalent des émissions de dioxyde de carbone de 33.000 Français. Le CO2 est l'un des principaux gaz à effet de serre responsables du réchauffement de la planète, contre lequel le Défi pour la Terre invite à "passer à l'action". Avec le Défi pour la terre, chacun est invité à signer un "pacte" où il s'engage à diminuer son impact sur l'environnement et à opter pour un des dix gestes proposés.
Modifier ses modes de vie
Selon un sondage réalisé par l'institut Ipsos à l'occasion de ce premier anniversaire, 69% des Français (et 91% des engagés) considèrent que c'est d'abord en modifiant de façon importante les modes de vie que l'on empêchera la planète de se dégrader davantage. Seuls 19% misent sur la technique pour les tirer d'affaire et 10% pensent qu'il n'y a plus rien à faire. "Nous gardons en tête l'objectif d'un million d'engagés et ça nous paraît aujourd'hui atteignable", a déclaré Nicolas Hulot, entouré de quelques-uns des ambassadeurs sportifs du Défi (le navigateur Philippe Poupon, l'athlète Stéphane Diagana, le footballeur Emmanuel Petit ou l'aventurière des mers Maud Fontenoy).
"L'impératif écologique nous met au pied du mur et nous obligera à des mutations profondes: il s'agit d'éviter de spollier nos enfants d'un héritage dont nous étions censés être les simples usufruitiers", a encore estimé Nicolas Hulot. Mme Papallardo a également souhaité voir les adhérents au Défi "passer à un engagement plus lourd sur les cinq points les plus difficiles" et plus couteux aussi: j'isole ma maison, j'achète un chauffe-eau solaire, je prends le train plutôt que la voiture (43% aujourd'hui).
Des efforts voire des sacrifices
"La culture du confort incite à repousser à plus tard des actions qui changent les habitudes et nécessitent des efforts voire des sacrifices", notait le sociologue Gérard Mermet, commentant l'étude Ipsos. Enfin, Nicolas Hulot, qui fut conseiller en développement durable du président Jacques Chirac et veillera à la place de l'environnement dans le débat électoral en 2007, a rappelé que "l'initiative citoyenne (du Défi pour la Terre) ne doit pas dédouaner les décideurs". (Site internet: www.defipourlaterre.org)
(D'après AFP)









