© TF1Le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé la levée du confinement des volailles sur l'ensemble du territoire, hormis dans la Dombes. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) avait indiqué vendredi qu'"il est désormais possible de procéder à la levée des mesures de confinement et d'interdiction de rassemblements d'oiseaux sur l'ensemble du territoire national", "à l'exception de la région de la Dombes", dans l'Ain.
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Toutefois, ajoute l'agence, ces recommandations "demeurent temporaires et devront être revues en fonction de l'évolution de la situation, au plus tard avant le début de la période des migrations automnales". L'Afssa a estimé que le risque migratoire était "considérée comme nul à négligeable" sur la période qui s'étend de début mai au début des migrations automnales. "La seule source possible de virus H5N1 pour les trois prochains mois est autochtone et localisée dans la Dombes, où le virus a été régulièrement identifié dans l'avifaune sauvage du 13 février au 18 avril 2006", explique l'Afssa.
L'Ain a été en février le premier département touché par le virus H5N1 de la grippe aviaire, avec des dizaines de cas d'oiseaux sauvages morts et un élevage de dindes contaminé puis abattu. Un nouveau cas de H5N1 avait été signalé sur un cygne retrouvé mort le 18 avril. Le gouvernement avait saisi l'Afssa le 27 avril d'une "demande de réévaluation de la situation sanitaire en France" liée aux risques d'une épizootie de grippe aviaire, en raison de la fin prochaine des migrations de printemps. Il avait indiqué le 5 mai qu'il ajusterait "immédiatement le dispositif de précaution" à la suite de l'avis de l'Afssa.
"Il est grand temps"
"Nous allons respecter la décision de l'Afssa", a commenté le président des Jeunes agriculteurs de l'Ain, Stéphane Viallon. Il a toutefois souligné que le prolongement du confinement dans la Dombes avait "un surcoût pour les éleveurs" car la volaille confinée "n'avait pas la même alimentation" et qu'elle était confrontée à "une mortalité supplémentaire" en raison de l'espace plus réduit dans lequel elle est élevée. "Il est grand temps que l'Afssa se réveille et s'aligne sur la réalité car les éleveurs dans leur grande majorité n'ont pas attendu son accord pour lever le confinement", a déclaré pour sa part Guy Bessin, secrétaire national de la Confédération Paysanne. Le président de la Coordination rurale, François Lucas, demande quant à lui au ministre de l'Agriculture de "traduire cette recommandation en décision immédiatement".
Photo d'ouverture : archives
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