
Ils sont venus de toute la chaîne pyrénéenne pour dire non au plantigrade. Sous la pluie et dans une cacophonie de cloches et de pétards, 5000 personnes ont manifesté samedi à Bagnères-de-Bigorre contre l'introduction d'ours slovènes dans leurs montagnes... quelques jours après la décision du Conseil d'Etat d'autoriser la poursuite des lâchers.
Rassemblés derrière quatre ânes et deux vaches portant sur leur dos les prénoms Nelly et Rolland, en référence à la ministre de l'écologie Nelly Olin et au maire UDF de Bagnères-de-Bigorre Rolland Castells, les manifestants, venus souvent en famille, et accompagnés de plusieurs centaines de moutons et de tracteurs, défilent sous la pluie dans les rues de la cité thermale.
14 à 18 ours dans les Pyrénées
Plusieurs élus, portant leur écharpe tricolore, dont le président du conseil général Francois Fortassin (PRG), se sont joints au cortège animé par le son des cloches et le bruit des pétards.
De nombreux manifestants portaient des T-shirts blancs avec, sur la poitrine, l'inscription "je suis un âne et un imbécile" et sur le dos "mais je dis non à l'ours". Le slogan fait référence aux déclarations de Nelly Olin à l'encontre des opposants, dont le vacarme avait obligé les autorités à renoncer à lâcher l'ourse Palouma sur la commune d'Arbas (Haute-Garonne) le 25 avril dernier. L'ourse avait finalement été lâchée deux heures plus tard sur la commune de Burgalays, 40 km plus loin.
Les Pyrénées françaises comptent environ 14 à 18 ours. Le gouvernement a engagé un plan de cinq introductions d'ours slovènes, dont deux ont déjà eu lieu. Après Palouma, c'est Franska, qui a été lâchée, en secret, le 28 avril à Bagnères-de-Bigorre. Les trois autres lâchers sont programmés avant l'été.
(Image de la manifestation samedi à Bagnères-de-Bigorre/TF1)
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