L'ours blanc et l'hippopotame, des animaux en sursis

Par Par M.D. avec AFP, le 02 mai 2006 à 16h01 , mis à jour le 02 mai 2006 à 21h34

Plus de 16.000 espèces de la faune et la flore sont menacées d'extinction, révèle l'Union mondiale pour la nature (UICN), qui publie mardi sa liste rouge annuelle. Cette année, l'ours polaire et l'hippopotame rejoignent les rangs des animaux en sursis.

hippopotame © INTERNE

Chaque année, l'Union mondiale pour la nature (UICN) publie sa Liste rouge des espèces menacées. L'occasion de dresser un sombre tableau de l'état naturel de la planète. En 2006, "la perte de biodiversité s'accélère au lieu de ralentir", déclare Achim Steiner, directeur général de l'organisme international. Une tendance "lourde de conséquences", aussi bien pour les écosystèmes que pour "la vie et les moyens d'existence des milliards de personnes qui en dépendent", note-t-il.

"Sur les 40.169 espèces évaluées à l'aide des critères de la Liste rouge de l'UICN, 16.125 sont aujourd'hui déclarées menacées d'extinction", alerte l'UICN. "Un amphibien sur trois et un quart des espèces de conifères du monde, un oiseau sur huit et un mammifère sur quatre sont en péril", poursuit l'organisme. Et de souligner : "Les espèces officiellement déclarées éteintes sont au nombre de 784 et 65 autres n'existent qu'en captivité ou en culture".

"Lentement mais sûrement"

Désormais classé "vulnérable", "l'ours blanc (Ursus maritimus) est voué à devenir une des plus célèbres victimes du réchauffement climatique mondial", pointe l'UICN. Leur population devrait ainsi décliner de 30% dans les 45 prochaines années. Autre espèce familière classée "vulnérable" : l'hippopotame. 95% de la population d'hippopotames de République démocratique du Congo — la deuxième population d'Afrique avec 30.000 individus — a disparu, victime du braconnage.

Autres lieux, même constat : "lentement mais sûrement, les déserts se vident de leur faune et de leur flore diverses et spécialisées, pratiquement à notre insu", telles les gazelles. Dans les océans, beaucoup d'espèces "connaissent aujourd'hui un risque d'extinction aussi élevé que les espèces terrestres", poursuit un expert de l'UICN : 20% des 547 espèces de requins et de raies risquent de disparaître, du fait de la surpêche. La situation des poissons d'eau douce n'est guère plus enviable : 56% des 252 espèces de Méditerranée et 28% des espèces d'Afrique de l'Est sont menacées d'extinction.

"La responsabilité de chacun"

Parmi les nouvelles encourageantes, l'UICN signale que les populations de pygargues à queue blanche, une espèce d'oiseau européenne, ont doublé durant les années 1990. De même, le fou d'Abbott, qui vit sur l'île australienne de Christmas, n'est plus "en danger critique d'extinction". La situation du poisson-chat géant du Mékong, un des plus grands poissons d'eau douce du monde, ou du vautour indien, empoisonné par un médicament vétérinaire aujourd'hui interdit, s'est aussi améliorée.

"Ces exemples sont la preuve que les mesures de conservation font la différence, mais il en faut beaucoup plus", lance Achim Steiner. "La biodiversité ne sera pas sauvée par les seuls spécialistes de l'environnement, martèle-t-il. Il faut qu'elle devienne la responsabilité de chacun d'entre nous et que nous ayons les moyens et les ressources pour agir."


Par Par M.D. avec AFP le 02 mai 2006 à 16:01
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6 Commentaires

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  • Vincent, le 03/05/2006 à 20h36

    Bravo à l ours de toulouse, tout est dit..!!! patator et albert, vos arguments sont recevables mais bien loin de la réalité de la montagne et de ces occupants (l homme et l ours, entre autre...) patator, si vous croyez vraiment que l éleveur monte en 4x4 voir le troupeau et rentre ds sa belle maison des collines, c est que vraiment, vous n avez rien compris, et votre vision est fort réductrice,franchement, en idf, les 4x4, ca fait bien, ca fait branché, effectivement, mais le berger qui dors 5 mois par an dans la bergerie se fout pas mal des 4x4 car je vous rappel qu' en pyrénées on est revenus à la transumance,..à pied, pour monter à l estive...votre vision est très "parisienne" et les ânes et autres chèvres du ministère de l écologie devraient venir la faire,(la transumance) pour comprendre ce qu est ce métier de berger, je rejoint totalement mon collegue de toulouse (l ours) qui à très bien résumé la situation et la problématique qui se pose aujourd hui...venez en pyrénées( et sans 4x4 svp)découvrez la nature, ces forces et ses faiblesses, vous parlerez moins et comprendrez +, messieurs les pseudo écolos pollueurs friqués de versailles et dailleurs... et comparer les accidents domestiques et autoroutiers à l ours,c est vraiment le symbole de votre ignorance et de votre méconnaissance de la nature et de la montagne...apprenez à traire les brebis, à nettoyer la bergerie, à dormir dehors,et respectez un peu ces bergers qui font un travail formidable pour que "bobonne" votre femme puisse trouver l ausso iraty ou autre fromage au rayon "frais" du supermarché de ton quartier..le respect ca commence déjà par l apprentissage, pas par la critique d un sujet qu on ne connai pas et qu on a vu hier soir à la télé...l ours est peu etre en danger, mais concernant l homme,le + grand danger qui le guette,c est d etre dévoré par la co...,et on y viens, petit à petit, gràce à des vérités toute faite comme celle que je viens de lire de votre part, Patator et albert...à méditer

  • Foxie, le 03/05/2006 à 12h57

    Cet article m'apprend que les poissons de Méditerranée sont des poissons d'eau douce. Je croyais pourtant, à tort je m'en rends maintenant compte, que cette mer était salée, plus même que l'océan.

  • L'ours, le 03/05/2006 à 11h11

    Patator, les préoccupations des uns ne sont pas celles des autres. Je comprends bien qu'en Idf, le problème, c'est la voiture. Dans les Pyrénées, on se soucie un peu plus de notre environnement et l'évolution de celui-ci sous la pression d'illuminés du ministère de l'environnement. Quand aux 4x4, c'est sûrement la mode à Versailles pour faire ses courses et venir polluer les Pyrénées en vacances. Il doit y avoir plus de 4x4 en Idf que dans tout le sud ouest... Quand aux ours dans les Pyrénées, qui viennent de Slovénie je crois, ou les loups dans les Alpes, c'est de la pure fantaisie. Pour cette plaisanterie, je rappelle que l'Etat paye les éleveurs quand les animaux sont victimes des ours et loups. Il serait bienvenu d'utiliser ces fonds à autre chose.

  • Patator, le 03/05/2006 à 10h43

    Pour un éventuel gamin blessé par un ours, combien de gamins tués par un accident de voiture, un accident domestique ? Il faut peut-être remettre les choses à leur place. Quant au brebis et autres, ce qui emm... les propriètaires c'est qu'ils sont maintenant obligés de revenir 20 ans en arrière et d'aller garder leurs troupeaux. Car de nos jours, il se contentaient de monter en 4x4, jeter un coup d'oeil à leurs brebis et redescendre

  • L'ours, le 03/05/2006 à 09h18

    Albert de Paris, l'ours dans les Pyrénées, ce n'est pas comme ceux du zoo de Vincennes. Ils mangent ce qu'ils trouvent et chassent, personne ne vient leur amener leurs plats favoris. Un ours hiberne et pour pouvoir passer l'hiver, il lui faut faire des réserves et donc manger énormément (poissons, bétail, fruits, ...). Aujourd'hui, le bon touriste veut pouvoir passer ses vacances à la montagne (ski, rando, escalade,...) en toute sécurité et une fois rentré dans sa région, il est "pour" l'introduction d'un des prédateurs les plus féroces loin de chez lui bien sûr. Quant à l'écolo moyen du ministère, un âne qui n'est pas en voie de disparition, lui, il devrait arrêter d'imposer des décisions comme celles de l'ours et du loup. Nous parlons aujourd'hui de brebis attaquées par les ours. Si un jour, c'est un homme et pire encore un enfant, qui se retrouve face à face avec un ours, les responsables de la réintroduction de cette espèce auront très mauvaise conscience. Notre monde évolue, en bien et en mal. Nous avons besoin de plus d'espace, d'équipements. Nous sommes plus nombreux, nous consommons donc plus qu'avant. Malheureusement, des espèces animales et végétales en font les frais. Sans forcément vouloir réimplanter des espèces là où il y a interaction avec l'homme, commençons par preserver celles qui restent...

  • Albert, le 02/05/2006 à 17h56

    Eh oui, l'homme ne partage pas. Quand j'entend les pyrénéens qui hurlent contre la réintroduction de l'ours, on peut craindre pour l'ensemble des espèces sauvages de la planète. L'homme s'installe, décime, et hurle si l'on réintroduit une espèce disparue. L'ours était là avant l'homme, s'ils ne veulent pas de l'ours, ils n'ont qu'à déménager.

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