Serpents caméléons et poissons préhistoriques identifiés en Indonésie

le 27 juin 2006 à 10h52 , mis à jour le 27 juin 2006 à 10h58

Un serpent venimeux capable de changer de couleur a été découvert dans la forêt de Bornéo. Dans l'archipel des Célèbes, ce sont des coelacanthes, des poissons fossiles très rares, qui ont pu être photographiés.

TF1/LCI serpent caméléon Bornéo © WWF/AFP

Deux équipes de scientifiques ont chacune identifié une espèce énigmatique au sein de la faune indonésienne. La première est un serpent venimeux qui est capable de changer de couleur selon l'environnement. Long d'un demi mètre, le reptile avait été capturé il y a plus d'un an dans l'Ouest de Bornéo, dans les terres humides du bassin de la rivière Kapuas.

Ce serpent est connu localement sous le nom de "serpent de boue", a indiqué Iwan Wibisono, du WWF. "Depuis, il a pu être établi qu'il s'agit vraiment d'une nouvelle espèce", a-t-il souligné. "La particularité de ce serpent est qu'il peut changer de couleur... C'est relativement rare chez les serpents", a-t-il poursuivi. Les experts se sont rendus compte de cette capacité en mettant le reptile aux tons rouges-bruns dans un seau, où il est devenu immédiatement blanc.

Selon Iwan Wibisono, certains serpents changent de couleur pour échapper à leurs prédateurs. "Mais vu que ce serpent de boue est venimeux, à quoi lui sert sa capacité à changer de couleur ?", s'est-il interrogé. Ce serpent caméléon pourrait se fondre dans le paysage lorsqu'il chasse ses proies, a-t-il enfin estimé.

Poisson fossile

L'autre animal identifié, cette fois-ci dans les eaux indonésiennes, est un poisson dont la rareté en a fait un mythe : le coelacanthe. Le premier représentant vivant de cette espèce (Latimeria chalumnae) a été capturé en 1938 dans l'archipel des Comores. Cette découverte majeure avait révélé l'existence d'un "fossile vivant" que l'on croyait disparu depuis 70 millions d'années et qui avait morphologiquement peu évolué depuis son apparition au Dévonien, il y a plus de 400 millions d'années.

Selon le quotidien indonésien Kompas, le Centre indonésien de recherche océanographique et le musée japonais Aquamarine Fukushima ont réussi à prendre des photos de cinq de ces poissons à une profondeur de 150 mètres, grâce à des appareils photographiques sous-marins.

Selon l'Institut de la recherche pour le développement (IRD), environ 200 autres coelacanthes ont été inventoriés depuis la fin des années 1930, essentiellement dans l'archipel des Comores. Les scientifiques pensaient que son habitat était circonscrit à cette zone. C'est pourquoi la découverte en juillet 1998 d'un coelacanthe, à plus de 9000 kilomètres de là, près de l'île de Menadotua, à Célèbes (Indonésie), a suscité de nombreuses questions.

Animaux inconnus de Bornéo

Les forêts denses de l'île de Bornéo sont une zone du monde où l'on découvre encore des animaux non répertoriés. L'an passé, le WWF avait annoncé avoir repéré, grâce à un appareil photographique à déclenchement automatique, une espèce inconnue de mammifère carnivore d'une taille légèrement supérieure à celle d'un chat domestique et doté d'une longue queue touffue.

photo : le "serpent caméléon" (WWF/AFP)

le 27 juin 2006 à 10:52
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6 Commentaires

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  • Geronimo, le 28/06/2006 à 21h25

    Darwin n'a pas compris que c'est le moins bouffable qui survit et non le plus sexy. Demander au fourmilier qui est imbectable tellement il est bourré d'acide formique. On va pas le retrouver en tranches au mac do.

  • Robert, le 28/06/2006 à 12h20

    Et a-t-on retrouvé l'homme de l'atlantide ou son fossile ?

  • Polo, le 28/06/2006 à 11h29

    Ah le hasard. Il fait bien les choses tout de même Mr Hasard. Y compris des êtres qui pensent la notion de hasard. Je me demande si Windows n'aurait pas été meilleur si on avait laissé faire le hasard placer les zéros et les uns. Le problème c'est que par définition, le hasard n'est pas, il n'existe pas. Le Darwinisme (tel que galvaudé)repose donc sur une notion absente. Je ne parle même pas de la notion de nécessité. Changer de couleur n'est pas une nécessité, sinon tout le monde changerait de couleur. La vie n'est pas une nécessité, l'univers peut très bien se passer de la vie. La matière n'est pas une nécessité, l'univers peut très bien se passer de matière. Le Darwinisme est sûrement apte à expliquer certains traits de l'évolution, mais j'ai l'impression qu'on lui taille un costard bcp trop large.

  • Philippe, le 28/06/2006 à 10h24

    En réponse à Luc, la théorie de Darwin dit que seuls les plus adpatés survivent, ce qui fait que lorsque le milieu naturel change les espèces présentant une légère modification génétique on plus de chance de survie et de se reproduire et au fil du temps, l'espèce évolue. Le coelacanthe n'a pas eu besoin d'évoluer car probablement adapté au milieu dans lequel il vit. L'évolution n'est pas une fin en soi, juste le résultat du hazard ...

  • Pat, le 28/06/2006 à 03h28

    Le poisson fossile, il se mange en sushis?

  • Luc, le 27/06/2006 à 17h33

    Je ne sais pas si c'est très darwinement correct de ne pas vouloir évoluer pendant 400 millions d'années ! Bonnet d'âne pour ce coelacanthe au nom imprononçable.

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